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Archives - brèves

VIET NAM infos numéro 3 - 15 novembre 2000

Hoang Dinh Ky, vice-président du Comité populaire et chef de la police de la commune de Ky Hoa de la province de Ha Tinh (Centre) a été tué lors d’un attentat à l’explosif, ainsi que sa fille de quatre ans. Deux autres enfants, un fils de 16 ans, et une fille de 12 ans, ainsi que la mère du policier ont été grièvement blessés. Cet attentat serait lié au trafic du bois. 

Une bombe a explosé à l’aéroport international de Vientiane le jeudi 9 novembre, la veille d’une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’Asie du Sud-Est. Selon une première source, la bombe a explosé à 10h00, une heure et demie avant l’arrivée du ministre des Affaires étrangères vietnamien Nguyên Dy Niên, et a grièvement blessé trois personnes. 

Quelques jours avant que M. Bill Clinton, président des Etat-Unis, effectue une visite « historique » au Viêt-Nam  dans l’espoir de régler une fois pour toutes le « syndrome vietnamien », Jiang Zemin, le président chinois, fait de même au Cambodge mais dans un but tout à fait différent. Bien que ses protégés Khmer Rouges aient commis des crimes contre le peuple cambodgien et soient menacés de procès, la Chine a toujours gardé son influence sur le Cambodge à travers le roi Norodom Sihanouk qui régulièrement revient en Chine pour se faire soigner. En plus, le Viêt-Nam ne peut, quoi qu’il arrive, occuper les cœurs des Cambodgiens. Hun Sen, le premier ministre mis en place par Hanoi, tente sans succès de se débarrasser de la pire des images pour un Cambodgien :« une âme vietnamienne dans un corps cambodgien ». Le Laos est déjà le terrain de conflits ouverts entre le maître chinois et l’élève vietnamien, faut-il désormais y inclure le Cambodge ?

 

Le Comité Suisse Viêtnam (COSUNAM) fête ses dix ans. Nous sommes heureux de publier un communiqué de son président Thierry Oppikofer. Bravo à toute l’équipe.

Une bien longue décennie

Dix ans, ce n’est pas rien. La décennie qui s’achève a vu s’écrouler les derniers bastions du stalinisme à l’Est, s’effriter la dictature nord-coréenne, se déclencher des guerres arabiques et africaines. Le régime vietnamien, pour sa part, a poursuivi avec obstination sa triste trajectoire: l’économie ne tient aucune de ses promesses, la répression bat son plein, la corruption règne en maîtresse absolue et les vieillards de Hanoi s’accrochent désespérément au pouvoir.

En 1990, un groupe de Vietnamiens et de Suisses prenait l’initiative de créer le Comité Suisse-Vietnam pour la Liberté et la Démocratie (COSUNAM), afin d’appuyer les efforts de l’AVL (Alliance Vietnam liberté) et de sensibiliser les Autorités helvétiques aux réalités de ce pays de culture plurimillénaire soumis à l’horreur du Parti unique. Peu à peu, d’autres Comités nous ont emboîté le pas, au Canada, en Allemagne, en Belgique, en France… Il était temps: avec la mode des investissements dans les pays émergents et celle du tourisme au bord du Mékong, les despotes communistes allaient trouver un terrain de plus en plus favorable pour alimenter leurs caisses noires et satisfaire leur cupidité, tout en alimentant leur propagande. D’ailleurs, on trouve encore des imbéciles – car à ce stade, comment les définir autrement? – pour parler de l’«ouverture» du régime, de la nécessité de coopérer avec lui, etc. Ce sont les mêmes théories qui ont proliféré à l’égard de tous les totalitarismes, tout au long du XXe siècle.

Le COSUNAM, reçu par le Gouvernement suisse, organisant des manifestations de rue, participant aux campagnes en faveur de   la libéralisation du régime, a obtenu de beaux succès. Ici, c’était le Maire de Genève, notre grand ami Michel Rossetti, qui exprimait ses critiques à l’ambassadeur du Vietnam près l’ONU-Genève et invitait officiellement le dissident Ha Si Phu à visiter la Cité de Calvin. Là, c’était le Président de la Confédération, Arnold Koller, qui évoquait les droits de l’homme lors du Sommet francophone de Hanoi – en faisant trembler d’indignation les momies du Comité central. Là encore, c’étaient des dizaines de personnalités suisses qui signaient des pétitions ou des appels à la libération des prisonniers politiques. Les fêtes du Têt organisées par notre Comité sont devenus le point de ralliement des forces vives de l’opposition pacifique à la férule des séides de Ho Chi-Minh.

Cependant, ce dixième anniversaire ne doit pas nous faire oublier que notre mission n’est pas achevée. Laissons les naïfs et les cyniques parler de dialogue avec Hanoi, laissons les puissances occidentales faire la courbette aux dictateurs vietnamiens (à l’image de l’indigne spectacle offert par M. Chirac cet été), et concentrons nos efforts pour obtenir qu’à l’instar de celle du Tibet, la cause du Vietnam libre soit présente à l’esprit des citoyennes et des citoyens, ainsi qu’à celui des politiciens honnêtes. Puisse   le quinzième anniversaire du COSUNAM être fêté à Saigon ou à Hanoi, dans un Vietnam libre, prospère et heureux!

 

Thierry Oppikofer  

Président du COSUNAM  

Comité Suisse Vietnam 

Case postale 3767-1211 Genève3 

Suisse