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Archives - culture/société

VIET NAM infos numéro 18 - 15 mai 2003

 

Scandale Nam Cam
Le procès


Ho Chi Minh-Ville, 28 avril 2003. Les procureurs ont demandé la peine de mort pour le patron de la mafia Truong Van Cam alias Nam Cam et cinq de ses lieutenants. Rappelons que le plus grand procès de l'histoire du Viêt-Nam contre la corruption et le crime organisé a été ouvert le 25 février dernier, 155 personnes, parmi elles 21 fonctionnaires dont 2 membres importants du Comité central, 13 officiers supérieurs de la Police et 4 anciens procureurs, ont été accusées de meurtre, corruption et crimes divers. Nam Cam a reconnu avoir donné l'ordre d'assassiner Vu Hoang Dung surnommée Dung Ha, lesbienne notoire qui dirigeait le gang rival au port de Hai Phong. Arrêté pour la première fois en mai 1995 et envoyé dans un camp de rééducation, Nam Cam fut libéré sept mois plus tard grâce à l'intervention de hauts membres du Parti. En décembre 2001, il fut de nouveau arrêté.

Le Parquet populaire a requis une peine de 13 à 15 années de prison à l'encontre de Trân Mai Hanh, ancien directeur général de la radio La Voix du Viêt-Nam, de 3 à 5 ans pour Bui Quoc Huy, ancien vice-ministre de la Sécurité publique, tous deux ex-membres du Comité central du PCV, et de 5 à 7 ans de prison pour Pham Sy Chiên, ex-Procureur général adjoint du Parquet populaire suprême. 


Fabricants d'histoires contre l' explosion médiatique

 

Selon Quan Doi Nhan Dan, organe officiel de l'armée, le Comité de protection des journalistes (CPJ) et les Reporters sans frontières (RSF) sont des fabricants d'histoires.


Selon une liste parue le 2 mai à New York, par le CPJ, l'Irak, Cuba et le Viêt-Nam sont les pires pays pour les journalistes.


D'après le journal de l'armée, une "explosion médiatique" s'est produite au Viêt-Nam ces dernières années.


"Ce n'est pas une explosion naturelle sous la loi du marché de l'offre et de la demande, mais le résultat de la politique du Parti communiste vietnamien et du gouvernement de développer la presse pour assurer les droits à l'accès à l'information de tous les citoyens"


"Les affirmations du CPJ et de RSF sont calomnieuses. Leurs actes ont pour but de salir le Vietnam et d'exciter ceux qui tirent profit de la liberté de la presse pour dire du mal du régime et créer un désordre politique et des troubles sociaux".


Le quotidien rappelle que l'année 2003 a été décrétée l'année de l'Internet au Viêt-Nam. Et face aux protestations contre les arrestations arbitraires de nombreux dissidents accusés d'avoir utilisé l'Internet à des fins politiques, le journal estime que l'Etat doit "prévenir la propagande d'informations pernicieuses, notamment violentes et pornographiques" (AFP 4 mai 2003)


Double censure


D'après Ben Rowse, correspondant de l'AFP au Viêt-Nam, la censure devient une affaire de plus en plus mafieuse.


Deux adolescents ont incendié, le 21 avril, la voiture de Hoang Thiên Nga, correspondante du quotidien Tiên Phong dans la province de Dak Lac, des Hauts plateaux du Centre. Hoang Thiên Nga écrit des articles sur un avocat accusé d'entretenir des liens avec la mafia et de hauts responsables politiques locaux. Les autorités ont indiqué qu'elles recherchaient les commanditaires de l'agression.


Le jour précédent, un journaliste du journal Nông Nghiêp Viêt-Nam, Bui Tan Son Dinh, a été attaqué à Hô Chi Minh-Ville par une dizaine de personnes, après avoir pris des photos de prostituées et de leurs clients. La police a affirmé que le journaliste était ivre au moment des faits.


Un journaliste qui a requis l'anonymat explique qu'il peut écrire sur les dossiers mineurs, mais sur les grosses affaires, il lui faut "attendre le feu vert du gouvernement ou en rester à la version de la police".


D'après Vincent Brossel, responsable de la section Asie-Pacifique de RSF à Paris, cette menace d'agression est un bon moyen de dissuader les journalistes. 


"L'explosion médiatique" signalée par l'organe officiel de l'armée est bien contrôlée par les autorités. Par contre, il semble qu'il n'y a pas d'autres moyens que de mettre en prison ceux qui s'expriment via Internet. 


Un communiqué du Groupe Dan Chim Viet de Pologne


webmaster@danchimviet.com

www.DanChimViet.com


Varsovie, le 9 Mai 2003

A Monsieur le Président de la République Tchèque

Monsieur le Président,

Ces derniers jours, l'organisation Human Right Watch (l'Observatoire des Droits de l'Homme) et l'association Reporters Sans Frontière (RSF) ont encore une fois accusé le gouvernement du Vietnam d'avoir commis des actes répressifs contre la liberté de la presse et la liberté d'expression. Ce n'est pas la première fois que le Vietnam figure dans la liste des pays mis à l'index pour leur obstruction à l'information, leur répression contre des personnes qui ont un point de vue politique différent.

Comme toujours dans son habitude, le gouvernement du Vietnam renie outrageusement les faits et utilise des arguments fallacieux pour justifier son crime. Mais ses paroles ne vont pas de pair avec ses agissements. Tout récemment, il a encore ajouté avec défiance une tache ignominieuse sur son " tableau d'honneur " déjà noirci : il a interdit la diffusion du magazine Dan Chim Viet ( Envol des Oiseaux Vietnamiens) sur le territoire de la République Tchèque.

Le Magazine Dan Chim Viet est une tribune d'expression vietnamienne libre, sans but lucratif, qui a été éditée par un groupe d'intellectuels vietnamiens en Pologne (ISSN 1640-5285). Dan Chim Viet se propose comme seul et unique but de véhiculer vers la communauté des Vietnamiens résidant en Europe de l'Est et partout dans le monde des informations fiables et précises sur la réalité sociale, économique, politique et culturelle du Vietnam et du monde entier, dans l'espoir de contribuer une petite part au mouvement de lutte pour la démocratie au Vietnam. Dan Chim Viet est le seul magazine vietnamien dissident en Europe de l'Est. Il a été chaleureusement accueilli par des lecteurs vietnamiens dans 14 pays en particulier par la communauté vietnamienne vivant en République Tchèque.

Poursuivant sans répit sa politique de rétention d'informations, de désinformations et de distorsions de la vérité, le gouvernement communiste totalitaire du Vietnam considère le magazine Dan Chim Viet comme une épine à son pied, une poutre dans ses yeux et cherche par tous les moyens à étouffer sa voix et à s'assurer de sa disparition. Il a ordonné aux agents du Ministère de la Sécurité travaillant dans son Ambassade en République Tchèque de créer des pressions psychologiques sur les lecteurs du magazine et de menacer d'actes de terreur à l'encontre des responsables de la diffusion du magazine au centre commercial vietnamien de Sapa à Prague (Praha).

Le procédé du gouvernement vietnamien démontre une attitude défiante et arrogante, foulant sauvagement à ses pieds la liberté d'expression et la liberté d'information, droits inscrits dans l'article 69 de la Constitution de la République Socialiste du Vietnam, violant par la même occasion l'article 19.2 de la Convention Internationale sur les Droits Civils et Politiques que le Vietnam a solennellement signée et promulguée sur son territoire national le 24 Septembre 1982.

Il est d'autant plus ironique que le gouvernement du Vietnam commet ces actes de terreur psychologique, se croyant en totale impunité, au sein même de la République Tchèque, Etat démocratique, libre et indépendant qui a abandonné depuis peu le système communiste. Le gouvernement du Vietnam ne se contente pas seulement d'user de la violence pour museler la liberté de la presse au Vietnam, mais veut aussi étendre ses tentacules vers d'autres Etats, violant ouvertement la législation locale. Nous, l'équipe de la rédaction du magazine Dan Chim Viet, protestons vigoureusement contre ces menées et condamnons la tentative sournoise des autorités du Vietnam en territoire tchèque. Nous demandons à ces derniers de cesser immédiatement cette campagne terroriste.


Nous faisons appel à toutes les organisations, à toutes les personnalités oeuvrant pour les droits de l'homme et pour la liberté d'expression afin qu'elles nous soutiennent dans la lutte pour les droits de l'être humain, pour la justice, pour la progression d'une société civilisée, juste et démocratique.

Nous vous présentons, Monsieur le Président, nos plus profonds respects.


Dan Chim Viêt



Comité Vietnam pour la défense des droits de l'homme  (Genève le 22.04.2003)


Devant la 59e session de la Commission des Droits de l'Homme de l'ONU, M. Vo Van Ai, Président du Comité Vietnam pour la défense des Droits de l'Homme et Vice-Président de la Fédération internationale des Ligues des Droits de l'Homme (FIDH) a salué la rencontre du Premier ministre Phan Van Khai et le patriarche de l'Eglise bouddhique unifiée du Viet-Nam mais a condamné le nouvel assaut contre la liberté d'expression et de religion au Viêt-Nam.


Soutenez l'Association France-Vietnam d'Entraide (AFVE)


L'AFVE a pour but de venir en aide à ceux qui sont opprimés au Viêt-Nam à cause de leur engagement pour la liberté de pensée et d'expression et à leur famille. 

Membres fondateurs :
Bui Tin/Bui Xuân Quang/Nguyên Quôc Nam/Nguyên Thi Thanh Vân/Nguyên Van Trân/Tôn Thât Long/Trinh Long Hai/Vo Nhân Tri/Vu Quôc Thuc.

Président : Bui Xuân Quang
Secrétaire générale : Ngyên Thi Thanh Vân
Trésorier : Trinh Long Hai

Contrôle de gestion : Vu Ngoc Bôi/ Nguyên Ngoc Liêm

AFVE 240 rue de Tolbiac 73013 Paris
tél 01 45 89 58 32/fax 01 45 65 39 63 

e mail : AFVE@ifrance.com