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Archives - culture/société

VIET NAM infos numéro 21 - 15 novembre 2003

 

Donner le courage est plus important que tout




Dans son homélie du 7 octobre dernier adressée aux bouddhistes vietnamiens vivant au Viêt-Nam et à l’étranger, le vénérable Thich Quang Dô, Directeur du l’Institut pour la Propagation du Dharma, met en avant le courage, la qualité première d’un bouddhiste pour vivre pleinement sa foi. Nous en publions ici quelques extraits. 


Vingt-cinq années ont passé depuis le 7ème Congrès convoqué en 1977 à la pagode An Quang, Saigon. Le fait que plusieurs Très Vénérables du Conseil Central des Dignitaires sont décédés, que d'autres ont subi des changements radicaux dus aux circonstances sociales, a entraîné la discontinuité des activités de l'Eglise. Cependant, la vie de l'Eglise reste intacte comme le diamant indestructible selon la loi qui préconise que ce qui est vrai persiste, ce qui est faux se détruit. La vie et la mort sont une évidence. Indestructible est le Dharma. Dans ce sens, pour clôturer cette cérémonie, je voudrais vous faire partager la Foi inébranlable en la longévité et la sérénité de l'indestructible Dharma.


En cet instant, sur la base solide du Conseil des Deux Instituts, je souhaite que tous les bouddhistes vietnamiens, qu'ils soient religieux ou laïcs, s’unissent, pour vénérer le Maître tout-puissant, miséricordieux, pour persister dans la pratique d'un vrai Dharma sans tromperie, sans être ébranlés par la tempête des cupidités et des passions du monde. Prions pour que tous les enfants de Bouddha aient la clairvoyance pour bien voir la direction de leur vie, l’énergie suffisante pour fortifier leur esprit "sans peur" pour suivre les pas du Grand Miséricordieux, du Grand Intelligent, du Grand Engagé.


Chers participants, devant mille adversités, conditions défavorables, menaces venant de l'extérieur, la propagation du Dharma d'aujourd'hui nous appelle à vivre dans un esprit "sans peur". N'ayez plus peur ! et vous arriverez à mener la barque du Dharma à travers la tempête. Il faut inculquer aux gens cet esprit "sans peur" pour leur ôter l’angoisse devant les dangers et les vicissitudes. Ce n'est qu'en libérant les gens de la peur de toujours, que la voie de l'Intelligence peut promouvoir toutes les valeurs du Bouddhisme de notre peuple. Donner le courage est plus important que donner de l'argent ou la foi en la loi bouddhique, car c'est donner la Grande Force, la Grande Compassion du Bouddhisme dans sa mission de sauver les gens du malheur et d'exterminer les dangers. En donnant des biens, de la nourriture, des vêtements et des médicaments aux indigents, aux malades, on accomplit de bonnes actions envers autrui. Mais pour combattre l'instinct de conservation, le désir de vivre et la peur de mourir, la cupidité et la recherche avide de la gloire qui brouillent la vue des gens et les rendent égoïstes, indifférents devant le malheur de leurs semblables qui souffrent de la faim, de la misère ou de la persécution, il faut un esprit "sans peur" de qualité hors du commun pour pouvoir sauver le peuple et l'humanité des fléaux terribles de la vie, pour créer un nouvel environnement sain et libre pour que les hommes puissent s'épanouir, que les Droits de l'Homme soient élargis, que tous les hommes avancent sur le Chemin du Savoir.


Je vous demande d'être des messagers pour parler au monde des aspirations et des positions du Bouddhisme vietnamien, pour que le monde comprenne et soutienne l'Eglise dans la demande légitime pour la restauration du droit d'existence légale de l'Eglise Bouddhique Unifiée du Vietnam, qu'il soit rendu à l'Eglise pour ses activités les biens immobiliers confisqués depuis 25 ans, que soit mise en lumière la mort en prison du Vénérable Thich Thien Minh, conseiller de l'EBUV, et que soient rendues les libertés fondamentales inscrites et assurées dans le "Pacte international relatif aux droits civils et politiques" auquel l'Etat du Vietnam a apposé sa signature en 1982. Ces droits doivent être respectés, assurés et appliqués pour tous les citoyens dans l'ensemble et en particulier pour les fidèles bouddhistes du pays. Sans la liberté d'expression, comment le Dharma peut-il être enseigné ? Sans la liberté de la presse, comment les livres religieux peuvent-ils être publiés ? Sans la liberté d'association, comment les monastères peuvent-ils se développer ? Depuis les 10 derniers siècles, jamais le Bouddhisme n'était privé de ces droits fondamentaux. Ainsi, le Bouddhisme doit jouir de la liberté d'action au milieu du peuple, pour pouvoir contribuer à l'amélioration de la vie matérielle et spirituelle de la population dans les domaines religieux, culturel, éducatif, social et économique... La vie d'un bouddhiste n'a de sens que lorsqu'il peut vivre le Bouddhisme de cette façon et grâce à cette façon, il peut rendre prospère le pays à travers le temps. Aujourd'hui, il n'y a aucun motif qui peut expliquer le refus aux bouddhistes vietnamiens de vivre le Bouddhisme.

Des personnes âgées
Le Viêt-Nam aussi


Un nombre grandissant de prisonniers d'opinion incarcérés au Vietnam sont âgés de plus de 60 ans, a indiqué le 30 septembre Amnesty International, en publiant une liste de dissidents connus pour certains mais tombés dans l'oubli pour d'autres.

A l'occasion de la journée des Nations unies pour les personnes âgées, le 1er octobre, l'organisation souligne le cas de onze détenus âgés d'entre 61 et 89 ans et souffrant pour certains de problèmes de santé.
Beaucoup "ont passé de longues périodes en prison tout au long de leur existence pour avoir simplement exercé leurs droits fondamentaux à la liberté d'expression et d'association", indique Amnesty.

Les autorités vietnamiennes n'étaient pas joignables. Mais elles réaffirment régulièrement qu'il n'y a pas de prisonnier d'opinion dans le pays.

La liste comprend des dissidents connus, dont le patriarche de l'Eglise bouddhique unifiée du Vietnam (EBUV, dissidente), 86 ans, et le poète Bui Minh Quoc, 63 ans, tous deux en résidence surveillée. Quatre dissidents connus, arrêtés de décembre à mars dernier, figurent sur la liste des personnalités en attente de procès.

Mais d'autres cas n'ont pas bénéficié de la même publicité et purgent de longues peines. C'est le cas de Nguyen Dinh Huy, 71 ans, fondateur d'un mouvement pro﷓démocratique, qui purge depuis 1993 une peine de 15 ans de prison, du Révérend Pham Ngoc Lien, 62 ans, prêtre catholique, arrêté en mai 1987 et condamné à 20 ans de prison, et de Ha Hai, 72 ans, membre de la secte bouddhiste Hoa Hao, en prison jusqu'en 2005.

Amnesty accuse les autorités de mauvais traitements, qui vont du refus d'accès aux soins à l'isolement prolongé en passant par le refus de visite, le manque de nourriture et la mise aux fers.

Hanoi repète régulièrement que tous les détenus du pays ont accès aux soins et sont correctement traités.
(AFP 30 septembre 2003)


Corruption


Une vingtaine de paysans, en majorité des femmes, s’étaient rassemblés devant l’Assemblée nationale, malgré l’interdiction formelle, pour protester contre la corruption de responsables locaux et les problèmes d’expropriations de terres insuffisamment dédommagés.

Les manisfestants, qui portaient des portraits de Bouddha et de Hô Chi Minh, ont été encerclés par des policiers en civil. D’après l’AFP qui cite un témoin, l’un d’entre eux a été arrêté.

On peut comprendre aisément que la photo de Hô Chi Minh protégeait les manifestants des forces de la police, la photo de Bouddha a sûrement surpris plus d’un.

Lors de son discours d’ouverture d’une nouvelle session ordinaire de l’Assemblée, Nguyên Tân Dung, vice-Premier ministre qui parlait en l’absence du Premier ministre Phan Van Khai, présent à Bangkok pour le sommet de l’ARPEC, a déclaré que «le nettoyage de l’appareil d’Etat doit se concentrer sur le combat contre la corruption, le harcèlement du peuple, la tromperie, l’indiscipline et le comportement irresponsable au travail ». Selon Nguyên Tân Dung, « le peuple était désabusé par la corruption et réclamait une lutte plus sévère contre la corruption et les criminels ». Il est à remarquer que ce discours revient souvent, personne ne semble plus l’écouter, ceux qui le prononcent ne sont pas les plus intègres..

Dans son procès en appel, Nam Cam, le « parrain » le plus puissant du Viêt-Nam, s’est vu confirmer sa condamnation à mort. Rappelons que le procès de Nam Cam et ses 156 co-accusés a mis en lumière les compromissions du pouvoir communiste avec le milieu du crime.


lire Viêt-Nam infos 15 septembre 2003


Santé


L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), lors d’une conférence internationale tenue à Hanoï les 20 et 21 octobre et réunissant plus de 150 responsables sanitaires venus d’Europe, d’Amérique du Nord et des pays de la région, a conseillé aux milieux sanitaires mondiaux de se préparer à un possible retour de la pneumonie atypique. « Nous ne pouvons nous reposer sur nos lauriers. Le Sras peut revenir et nous devrions être prêts. Nous ne pouvons savoir d’où viendra la prochaine menace mondiale ou régionale, qu’elle naisse de façon naturelle, provienne de notre croissance rapide mais chaotique, ou soit le produit de la période dangereuse que nous traversons » a déclaré Dr Shigeru Omi, directeur régional de l’OMS pour le Pacifique-Ouest.

Le Sras a coûté 18 milliards de dollars à l’Asie, soit environ 0.6 point de croissance, mais il n’a pas empêché la région infectée de rester championne de la croissance dans le monde.

Le Sras s’était déclenché en novembre 2002 dans la province chinoise du Guangdong, avait ensuite touché une trentaine de pays, infectant plus de 8 000 personnes. Le Viêt-Nam a été l’un des premiers touchés par le virus et le premier à s’en être débarrassé. 63 personnes ont été infectées, cinq sont décédées.



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L’AFVE a pour but de venir en aide à ceux qui sont opprimés au Viêt-Nam à cause de leur engagement pour la liberté de pensée et d’expression, et à leur famille.

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Secrétaire générale : Nguyên Thi Thanh Vân
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