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Archives - culture/société

VIET NAM infos numéro 26 - 15 septembre 2004

 

La réduction de la pauvreté en Asie menacée 

 

Une croissance forte a permis à l'Asie de réduire de beaucoup sa pauvreté au cours de la dernière décennie mais la redistribution de plus en plus inégalitaire des revenus pourrait entraver les progrès à venir, a prévenu la Banque asiatique de développement (BAD).

"La réduction de la pauvreté a résulté d'abord de taux de croissance vraiment très importants", a expliqué l'économiste en chef de la BAD, Ifzal Ali, lors d'une conférence de presse à Tokyo, à l'occasion de la publication d'un rapport intitulé "Pauvreté en Asie".
Mais cette croissance a creusé le fossé entre riches et pauvres.

Si le seuil de pauvreté est fixé à deux dollars par jour, 1,91 milliard de personnes, ou 60% de la population des pays en développement en Asie, étaient pauvres en 2002, contre 2,02 milliards, ou 75%, en 1990, précise la Banque.

La Chine était suivie par le Viêtnam, l'Indonésie et d'autres pays d'Asie du Sud Est.

Grippe aviaire
Danger annoncé



Un enfant de 14 mois est décédé au Vietnam d'un virus encore non identifié mais fortement suspecté d'être celui de la grippe aviaire, une semaine après l'admission par Hanoï qu'il lui faudrait cinq ans pour en finir avec la maladie.

Le bébé, hospitalisé dans la capitale le 28 août et transféré à l'hopital pédiatrique de Hanoï, est mort dimanche. Le responsable a cependant nié que l'enfant avait été victime du virus H5N1, la souche mortelle de la grippe aviaire, qui a fait 19 morts dans le pays depuis l'hiver dernier et huit autres en Thaïlande.

Hans Troedsson, représentant de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) au Vietnam, a jugé "très probable" que l'enfant ait été victime de la grippe aviaire.

l'Organisation mondiale de la santé (OMS) avertit que la grippe aviaire va provoquer davantage de décès, après la mort d'une 9e victime en Thaïlande où régnait la confusion au sujet d'un programme de vaccination de coqs de combat.

Un éleveur de coqs de combat a succombé mercredi à la souche H5N1 du virus de la grippe aviaire, devenant la 28e personne à mourir de la maladie en Asie.

Le gouvernement chinois a reconnu le 23 août que la souche mortelle de la grippe aviaire avait été trouvée sur des porcs en 2003 mais affirmé qu'aucun cas n'avait été signalé cette année, tandis que l'OMS demandait à l'opinion publique internationale de ne pas céder à la panique.

La directrice du Laboratoire national de recherche sur la grippe aviaire avait indiqué que, pour la première fois au monde, le virus H5N1 avait été découvert chez des porcs, en 2003 dans la province du Fujian (sud est) et dans un autre endroit cette année, au sein d'une seule ferme.

L'épidémie asiatique fait redouter la rencontre, chez un humain, des virus de la grippe aviaire et de la grippe humaine classique, d'où pourrait émerger, après réassortiment génétique ou échange de matériel génétique, un nouveau virus susceptible de déclencher une épidémie planétaire, à l'instar de la grippe espagnole qui fit plus de vingt millions de morts au XXe siècle.

Les porcs sont considérés comme un intermédiaire idéal, un creuset de ces mariages à risque entre virus humains et animaux.

La découverte du virus le plus virulent de la grippe aviaire chez des porcs en Chine accroît le risque de pandémie chez l'homme, même s'il n'y a pas encore de raison de paniquer, a déclaré le directeur de l'OMS pour l'Asie, Shigeru Omi.

Interrogé sur la menace d'une épidémie mondiale si l'infection était avérée chez le porc, M. Omi a déclaré : "Bien sûr, cela nous en rapproche un peu mais de combien nous ne savons pas. C'est un facteur que nous devons surveiller de près". "A ce stade, il n'y a pas lieu de paniquer pour la communauté mondiale mais nous devons rester vigilants", a t il ajouté.

M. Omi a ajouté que l'élimination de la grippe aviaire en Asie prendrait des années. (AFP)

Tradition de lutte et marketing


Pélerinage douloureux pour les uns, voyage initiatique dans l'histoire pour les autres, les visiteurs sont aujourd'hui nombreux à se presser sur les sites de la guerre du Vietnam, en passe de devenir de lucratives attractions touristiques.
Le ministère vietnamien du Tourisme et les agences étrangères comptent sur les champs de bataille, musées de la guerre et sites historiques majeurs pour attirer les curieux et, plus encore, les vétérans à la recherche d'un émotionnel retour.
"Nous sommes fiers de notre tradition de lutte pour la conquête de notre indépendance. Le Vietnam d'aujourd'hui est connu dans le monde entier pour ses exploits", justifie un responsable du ministère du Tourisme à Hanoï.
Les tunnels de Cu Chi, creusés par la résistance près de l'ex Saïgon, devenue Ho Chi Minh Ville (sud), la zone démilitarisée (DMZ) qui a séparé jadis le nord et le sud du pays, ou les plages de Danang, hier théâtres de violents combats, peuvent devenir des destinations à succès.
"Les tunnels de Cu Chi sont un must", estime Eric Merlin, un des co fondateurs de l'agence Exotissimo basée au Vietnam.
La guerre a beau laisser de marbre la moitié de la population vietnamienne, âgée de moins de vingt ans, elle n'en reste pas moins inscrite dans la mémoire du siècle.
"La guerre, c'est un des composants du voyage au Vietnam, comme les gondoliers de Venise ou les chapeaux de cow boys dans les shopping malls aux Etats Unis", ajoute Eric Merlin.
"C'est dépassé, mais c'est une image qui reste".
Les plages, les rizières et les temples royaux continuent d'être les arguments premiers des tours opérateurs. Mais certains professionnels jugent que les sites de la guerre peuvent devenir à terme aussi incontournables que les grands sites de la seconde guerre mondiale en Europe.
Mais pour l'heure, le marché le plus prometteur se trouve chez les vétérans américains. "Le Vietnam apparaît aujourd'hui comme suffisamment ouvert et relax pour (leur) permettre de revenir", se réjouit Graham Heal, président du site américain FrequentTraveller.com.
L'opérateur espère atteindre un chiffre d'affaires de 4 millions de dollars par an d'ici 2006 en proposant des tours personnalisés. Car l'objectif de beaucoup de vétérans est de retrouver le lieu même de leurs combats, revoir le lieu où le frère ou l'ami a été tué.
"Le plus important pour moi est de savoir dans quelle branche de l'armée il a servi et quelle zone l'intéresse", ajoute Graham Heal.
Les manifestations de rancoeur ou de haine sont rares. Bien plus qu'un ancien ennemi, un vétéran américain est d'abord un touriste riche et ému.
Reste que ce marché n'aura qu'un temps. Dans une trentaine d'années, beaucoup de vétérans auront disparu.
"Nous préparons le marketing des jeunes générations de touristes, les enfants de soldats", assure un responsable vietnamien du tourisme. 

Tueuse en série Vietnamienne


La plus grande tueuse en série de l'histoire du Vietnam moderne, une femme accusée d'avoir empoisonné 13 personnes pour les déposséder de leurs richesses, a été condamnée à mort au Vietnam. Le Thanh Van, 48 ans, a reconnu devant la Cour populaire de la province de Binh Duong (sud) avoir administré du cyanure à ses victimes entre 1998 et 2001 et avoir volé ainsi près de 15.000 dollars.

Van, qui avait effectué des études de médecine pendant un an, versait discrètement le cyanure dans la nourriture ou les boissons de ses victimes. Toutes avaient fait état de troubles, de nausées et de problèmes respiratoires avant de mourir.

La police avait saisi à son domicile 2,8 kilos de cyanure qu'elle conservait dans son sac à main. L'ingestion d'une dose d'à peine 0,15 gramme est mortelle.

Van avait été arrêtée deux fois entre 1998 et 2000 mais relâchée faute de preuve. Elle avait été finalement confondue après l'empoisonnement d'une femme de la province septentrionale de Binh Phuoc, en août 2001.


Au moins 83 personnes ont été condamnées à mort au Vietnam depuis le 1er janvier 2004, selon un décompte effectué à partir des informations de la presse vietnamienne. 43 personnes ont été exécutées. 

Une Force spéciale contre les cybercrimes


La police vietnamienne va mettre sur pied une force spéciale pour traquer le cybercrime.

Cette unité de police aura pour tâche de combattre le nombre croissant des pirates informatiques, ainsi que des réseaux criminels qui utilisent l'Internet pour des trafics humain et de drogue, a t on expliqué de même source, indiquant que les sites pornographiques seront également visés.


La priorité de cette force sera cependant la poursuite des pirates informatiques qui "développent ou transmettent intentionnellement des virus pour saboter le réseau informatique du pays" et qui encourent une peine pouvant aller jusqu'à sept ans de prison, a précisé un responsable du département de la police économique du ministère, dont dépendra cette force.

Le responsable a insisté sur le fait que la surveillance des dissidents politiques et religieux n'entrerait pas dans les attributions de cette nouvelle force de police. "Si nous découvrons des méfaits, nous en transmettrons l'information aux autres services de la police", a t il ajouté.

Le gouvernement vietnamien avait lancé en mai dernier une nouvelle campagne pour empêcher l'utilisation de l'Internet à des fins politiques, quelques mois après avoir adopté de nouvelles mesures de contrôle de l'usage de la Toile.

Quelque 4 millions de personnes sur une population de 81 millions ont un accès régulier à l'Internet au Vietnam, via notamment les cyber cafés. (AFP)