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Archives - culture/société

VIET NAM infos numéro 27 - 15 novembre 2004

 

Liberté de la presse dans le monde 

Selon le troisième classement mondial de la liberté de la presse publié par RSF (Reporters sans frontières) , l'organisation de défense de la liberté de la presse constate que, sur 167 pays, la Corée du Nord est dernier, la Birmanie, 165ème, la Chine, 162ème, le Viet-Nam, 161ème, le Laos, 153ème).

En Irak, la guerre est la plus meurtrière de ces dernières années pour la profession (44 tués depuis mars 2003).

L'Europe du Nord est majoritairement en tête: le Danemark est 1er, devant la Finlande, l’ Irlande, l’Islande, le Norvège et les Pays Bas, "véritables havres de paix pour les journalistes".

Sur les vingt pays leaders, seuls trois (Nouvelle Zélande, 9ème; Trinidad et Tobago, 11ème; Canada, 18ème) ne sont pas européens.

D'autres petites démocraties, souvent pauvres, rejoignent les leaders : le Salvador (28ème), le Costa Rica (35ème), le Cap Vert (38ème), la Namibie (42ème), le Timor Leste (57ème).

En Afrique, "de plus en plus d'Etats africains se glissent dans la première moitié du classement": le Togo (75ème), Angola (91ème). En Côte d'Ivoire (149ème) et en République démocratique du Congo (141e), une guerre et blocages dans la reconstruction du pays pèsent lourdement sur la liberté de la presse (mort de Jean Hélène en octobre 2003 et disparition du franco canadien Guy André Kieffer depuis avril 2004).

En Amérique, Cuba est 166ème (26 journalistes emprisonnés), et des journalistes sont toujours assassinés au Brésil, Colombie, Pérou et Mexique.
Les Etats Unis (22ème) souffrent de violations du secret des sources, de difficiles obtentions de visas de presse et d'interpellations de journalistes.

En Asie, la Corée du Nord est pour la troisième fois dernière, avec un journalisme "embrigadé" au service de Kim Jong il.

La Chine, plus grande prison au monde pour les journalistes, reste en queue, malgré l'explosion des publications et des médias audiovisuels.

Malgré une presse privée libre et dynamique, les Philippines (111ème), l’Inde (120ème) ou l’ Indonésie (117ème) connaissent aussi les meurtres de journalistes, agressions et archaïsmes juridiques.

L'Afghanistan (97ème) connaît une "véritable amélioration".

L'UE figure dans les 40 premiers, avec l’ Italie et l’ Espagne en 39ème position ex aequo. La France est 19ème, l'Allemagne, 11ème.

Les dix nouveaux pays de l'UE se "montrent respectueux de la liberté de la presse", malgré certaines législations non "conformes aux standards européens".

En Turquie (113ème), candidate à l'UE, malgré des "progrès remarquables" législatifs, pas d'"amélioration significative dans la pratique".

En Russie (140ème), RSF dénonce "le contrôle total" du Kremlin lors de la prise d'otages de Beslan (Ossétie du Nord).

Au Proche Orient, l'état de la liberté de la presse en Israël (36ème) contraste avec les exactions de l'armée israélienne envers la presse dans les territoires palestiniens (115ème).
L'Iran (158ème) est la plus grande prison du Moyen Orient pour les journalistes (14 détenus).

La situation s'est dégradée en Algérie (128ème), avant l'élection présidentielle d'avril 2004. Une presse indépendante est "inexistante" en Tunisie (152ème), Arabie saoudite (159ème), Syrie (155ème) ou Libye (154ème).

Le Liban (87ème) est redevenu champion du monde arabe pour la liberté de la presse. 


Boat people expérience


Un reporter anglais expulsé du Viet-Nam pour immigration illégale. M. Alexander, reporter anglais, s'est donné pour but de reconstituer le périple emprunté par les Boat-people vietnamiens. C'est à bord d'une embarcation de fortune qu'il a effectué le trajet inverse jusqu'au Viet-Nam et qu'il a réussi à aborder ce 15 octobre.Ce n'est que le 19 octobre, que le reporter a été repéré et emprisonné avant d'être expulsé pour immigration illégale. Le reporter a tenté d'expliquer aux autorités que son reportage visait à comprendre les obstacles qu'ont dû affronter les boat people 
vietnamiens dans les années 1970-1980. 

 

Idéologie socialiste et piratage


Le Viet-Nam est devenu le mois dernier un membre de la Convention de Berne sur la protection des droits des oeuvres littéraires, mais le pays peine à respecter ses engagements internationaux, encore très marqué par une idéologie socialiste qui veut que la culture appartienne au peuple.

De Ha-Noï à Ho Chi Minh Ville (sud), on trouve le dernier album de David Bowie, l'intégrale de la série américaine "Friends" ou la traduction en plusieurs langues du chef d'oeuvre de Saint Exupéry "Le Petit Prince".

Le 26 octobre, Le Viêt-Nam est devenu le 156e pays signataire de la Convention pour la protection des oeuvres artistiques et littéraires.

Mais la réalité est loin des textes.

"Nous suivons l'idéologie socialiste selon laquelle les oeuvres culturelles, artistiques et scientifiques sont la propriété du peuple", relève Tran Thi Truong, directrice adjointe du Centre du Viet-Nam pour les droits littéraires.

"Bien que ne disposant d'aucun droit, nous sommes fiers d'avoir apporté la quintessence de l'art au peuple vietnamien en publiant les traductions d'auteurs connus dans le monde entier", renchérit Nguyen Phan Hach, directeur de la Société d'édition de l'association des écrivains.

Depuis 1999, le Viet-Nam publie entre 500 et 700 livres étrangers par an y compris des rééditions. "Troie", le dernier péplum avec Brad Pitt en tête d'affiche, s'achète en DVD en versions anglaise et chinoise pour à peine un peu plus d'un euro. (AFP 12/11/2004)


Connaissez vous l’île Phu Quoc ? 


Les 80.000 habitants de l’ île Phu Quôc située à 45 kilomètres des côtes du Viet-Nam, dans le Golfe de Thaïlande, affirment qu'on y fabrique le meilleur nuoc mam du monde.

"Notre climat et la situation géographique permettent à Phu Quoc de faire un nuoc mam avec un nez, un goût et une richesse nutritive à nuls autres pareils", affirme la présidente de l'Association des producteurs de l'île.
"Nous l'avons produit depuis 200 ans et les secrets de fabrication se transmettent de génération en génération", ajoute t elle.

Le nuoc mam est disponible un peu partout en Asie du sud est, mais celui de l'île est exclusivement fait à base d'anchois, loin des coupables mélanges de poissons auxquels se livrent les autres producteurs.

Du coup, le produit est devenu une appellation d'origine contrôlée, comme un Champagne ou un Cognac. Sans pour autant empêcher les contrefaçons: "de plus en plus de producteurs de nuoc mam au Vietnam et ailleurs utilisent le nom de Phu Quoc", regrette la présidente de l’Association des producteurs de nuoc mam.(AFP).

 

Question à Jacques Chirac


Question posée par un jeune étudiant vietnamien lors de la rencontre-débat entre le Président français et des jeunes Vietnamiens, qui a eu lieu au Centre culturel français à Ha Nôi le 7 octobre 2004. : Actuellement, on observe que les jeunes Vietnamiens vont choisir de poursuivre leurs études en Angleterre, aux Etats-Unis, ou plutôt en Australie qu’en France. Selon vous, pourquoi ce phénomène s’est passé et que pensez-vous faire pour remédier à cela ?

Jacques Chirac : Ce que vous dites est exact pour les Etats-Unis. Exact pour l’Australie. Pour d’autres raisons, ce n’est pas exact pour l’Angleterre. La France est le troisième pays pour ce qui concerne le nombre d’étudiants vietnamiens qui viennent en France. Le troisième. Alors d’abord pourquoi beaucoup vont aux Etats-Unis ? D’abord, parce qu’il y a une attraction normale à l’égard de ce pôle de développement économique et culturel important que sont les Etats-Unis. Il y a de très nombreuses universités. Certaines sont parmi les plus prestigieuses du monde, et les meilleures. Il faut y faire attention parce que d’autres sont d’un niveau tout à fait moyen, et je connais beaucoup de jeunes Vietnamiens qui ont été enthousiasmés parce qu’ils étaient dans une grande université et d’autres qui étaient déçus parce qu’ils étaient dans une université moins bonne, et il y en a beaucoup aussi. Donc, il faut faire attention, en choisissant ces universités. 

L’Australie a fait un remarquable effort et a réussi à mettre en place un système où elle donne de l’enseignement et de l’éducation et elle gagne de l’argent avec ce moyen. C’est un système australien tout à fait intelligent et remarquable, j’ai essayé à maintes reprises de convaincre les Français d’avoir ce sens pratique, mais je ne les ai pas convaincus, ce sont des habitudes.

Alors, en France, vous avez un avantage qui est que l’Etat prend traditionnellement en charge une partie importante du coût de l’éducation, si bien qu’au total, cela revient moins cher à l’étudiant que s’il va dans d’autres pays. Je le répète, la France est le troisième pays aujourd’hui pour les étudiants vietnamiens. Il faut encore développer cela, c’est notre intérêt et je pense que c’est aussi l’intérêt des jeunes Vietnamiens que de se voir offrir le plus grand nombre possible de possibilités d’instruction et de formation.
…….
Je vois par exemple que dans les partenariats universitaires, nous avons plus de 120 établissements français d’enseignement supérieur, et 90 structures de recherche de haut niveau qui sont ouverts aux étudiants vietnamiens. Mille étudiants vietnamiens ont déjà pu bénéficier de ce que l’on appelle les programmes de formation d’ingénieurs d’excellence, ce qui représente quelque chose de très important. Je parle là des niveaux les plus élevés de la formation. Nous sommes tout à fait décidés, en accord complet avec les autorités vietnamiennes naturellement, à renforcer ce courant.
……
Dorénavant, il y aura deux pôles universitaires français, l’un à l’université de Hô Chi Minh-Ville, l’autre à l’université de Ha Nôi.

(extraits)