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Archives - culture/société

VIET NAM infos numéro 36 - 15 mai 2006

 

Amnesty International
Rapport annuel




Sous couvert de lutte contre le terrorisme, de nombreux pays d'Asie ont encore bafoué les droits fondamentaux en 2005, dénonce le rapport annuel d'Amnesty International publié 23 mai à Londres.

La guerre contre le terrorisme a souvent servi de paravent aux détentions arbitraires, souligne l'organisation.
"Les arrestations arbitraires au nom de la lutte contre le terrorisme ont été relevées en Afghanistan notamment par les forces américaines et leurs alliés, et au Pakistan, par les forces de sécurité locales", écrit Amnesty.

La Chine est également montrée du doigt pour ses procédures secrètes permettant de juger tout individu accusé d'infractions liées au terrorisme ou à la violation de "secrets d'Etat".

D'autres pays ont fait la sourde oreille aux appels de la communauté internationale les enjoignant de respecter les libertés.

C'est notamment le cas de la Birmanie qui a continué de "bafouer ouvertement ces droits mulitipliant les emprisonnements politiques de longue durée, pratiquant les travaux forcés, confisquant les terres, déplaçant les minorités et faisant preuve, de manière générale, d'un profond mépris pour la population du pays et pour la communauté internationale".
Plus de 1.100 prisonniers politiques restent détenus en Birmanie. La dirigeante de l'opposition, Aung San Suu Kyi, est assignée à résidence depuis 2003.
Amnesty International stigmatise également le statut de "mauvais élève" de la région Asie en matière de peine de mort, où elle reste en vigueur dans 26 Etats, dont l'Afghanistan, la Chine, l'Inde, le Japon, le Pakistan, Singapour la Thaïlande et le Viêt-Nam.
Au moins 1.770 exécutions ont eu lieu en Chine (3.900 condamnations), 31 au Pakistan (241 condamnations), 21 au Vietnam (65 condamnations), selon l'organisation, qui déplore cependant l'absence de données.
Enfin, l'organisation de défense des droits de l'Homme souligne le décalage entre la croissance économique de certains pays et la situation des droits de l'homme, notamment en Chine où des milliers de petits paysans ont été spoliés de leurs terres par l'Etat.
"En Chine les travailleurs issus de l'exode rural vivaient toujours (en 2005) dans des conditions déplorables et des centaines de milliers de petits paysans expropriés de leurs terres étaient de plus en plus marginalisés", note le rapport. En cause, la déficience des services de l'Etat qui laisse "des millions d'enfants des campagnes en dehors du système scolaire".


Des grèves


Les sociétés étrangères, qui convergent sur le Viêt-Nam pour profiter d'une main- d'oeuvre dite docile et bon marché, s'interrogent depuis début avril sur le sens à donner à une série de grèves spontanées qui ont pris de court les autorités.

En trois mois, des dizaines de milliers d'ouvriers ont cessé le travail dans une centaine d'entreprises étrangères, notamment asiatiques, autour de Ho Chi Minh Ville, réclamant de meilleurs salaires et le droit de créer des syndicats indépendants du Parti communiste vietnamien. La série de grèves, la plus importante depuis 1975 dans un pays où tout mouvement social doit faire l'objet d'une demande d'autorisation vingt jours avant, a surpris tout le monde.
D'autant qu'elle s'est parfois accompagnée de violences et de vandalisme dans les entreprises, tandis que des responsables syndicaux se faisaient agresser sous le regard parfois impassible de la police.
Les chambres de commerce étrangères s'en sont émues auprès des autorités, regrettant à la fois le comportement passif des forces de police et le fait de ne pas avoir été consultées. (AFP)


Bill Gates super star

 

Perchés sur des arbres, hurlant, comme envoutés par une nouvelle icône, des étudiants vietnamiens ont offert un bain de foule le 22 avril au patron de Microsoft, Bill Gates, venu décrire ce que pourrait être leur vie lorsque le pays aura franchi le cap des technologies de l'information.

Ils étaient environ un millier, à l'Université polytechnique de Ha-Noi, à écouter le gourou de l'informatique avec traduction simultanée. Mais des milliers d'autres l'ont observé de l'extérieur, amassés sur les balcons et devant l'auditorium, les yeux rivés sur les écrans vidéos, incapables sans doute pour beaucoup d'entre eux de comprendre la moitié de ce qui était dit.

"Vous représentez l'avenir, l'avenir de l'invention et de la technologie, l'avenir de ce pays en vous assurant qu'il se dote de la technologie numérique pour le faire se développer très, très vite", a lancé Bill Gates en déclenchant des hurlements d'admirateurs.

Quelques minutes plus tôt, l'homme le plus riche du monde s'était entretenu avec le Premier ministre vietnamien Phan Van Khai et le président Tran Duc Luong, pourtant corps et âmes consacrés au Xe congrès du Parti communiste (PCV), qui doit s'achever mardi.

Pendant que le parti unique travaillait à renouveler ses dirigeants sous le regard des effigies de Marx, Lénine et Ho Chi Minh, les étudiants n'avaient d'yeux que pour Gates.

"Il est excellent et il réussit", expliquait Do Yen, 21 ans. "C'est mon idôle. J'espère que mon pays connaîtra quelqu'un comme lui dans le futur".

Au delà du discours, le personnage lui même semblait suffire au bonheur de la foule. Dinh Ngoc Thang, l'un des dix étudiants à avoir reçu une bourse de Microsoft, avait récemment déclaré à la presse: "La valeur des études est moins importante que le fait que j'aurai la chance de serrer la main de Bill Gates." Le grand prêtre du logiciel n'a pas eu besoin de forcer le trait en évoquant la reconnaissance vocale ou les téléphones portables de demain plus puissants que les ordinateurs d'aujourd'hui.

Mais son auditoire, élite privilégiée d'un pays de 83 millions d'habitants dont le PNB annuel par tête s'élève à 640 dollars, voulait surtout savoir ce qu'entraînerait la révolution en cours.
"Le phénomène d'internet a déjà rendu le monde beaucoup plus petit", a répondu Gates. Si jadis, le destin des hommes dépendait "du pays dans lequel ils avaient eu la chance de naître", désormais, grâce à internet, il est moins déterminé par la géographie que "par l'investissement dans l'éducation".

Beaucoup des étudiants présents avaient déjà utilisé des produits Microsoft mais aucun, sans doute, ne l'avait payé au prix fort. Au Viêt-Nam, plus de 90% des logiciels sont des copies vendues à trois dollars la pièce.

Le ministère vietnamien des Finances est devenu le premier organe de l'Etat à utiliser officiellement des produits Microsoft dûment certifiés pour ses quelque 15.000 employés.(AFP)


La version officielle (AVI Agence d’Information d’Etat) 


En recevant le 22 avril à Ha-Noi Bill Gates, président du groupe Microsoft, Tran Duc Luong a exprimé le souhait que ce dernier réserve au Viêt-Nam et à son peuple une attention particulière dans l'optique d'une stratégie durable répondant aux besoins concrets de l'oeuvre d'édification et de développement du Viêt-Nam, qui évolue constamment chaque jour.


Le président vietnamien a exprimé ses sentiments sur les activités philanthropiques de M. Bill Gates à travers le fonds "Bill and Melinda Gates Foundation". Il a remercié M. Bill Gates et son épouse pour avoir accordé, à travers ce fonds, une aide au Viêt-Nam dans le cadre des soins de santé, de lutte contre les maladies du siècle telle que le VIH/Sida et le développement de l'éducation.


Après avoir annoncé à M. Bill Gates les résultats obtenus par le Viêt-Nam au cours de ces 20 dernières années du Renouveau ainsi que des orientations du développement socio-économique du pays dans les années à venir, le Premier ministre vietnamien a déclaré que le Viêt-Nam souhaitait développer les technologies en matière de logiciels et a proposé à Microsoft de l'assister dans la fondation d'une université des technologies de l'information de niveau international, précisant que le bureau de représentation de Microsoft au Viêt-Nam entretient des relations de plus en plus cordiales avec le pays. M. Phan Van Khai a également proposé à M. Bill Gates de poursuivre le programme philanthropique de la lutte contre l'hépatite B et le sida au Vietnam.AVI

 

Geste symbolique 

 

Un député australien, M. Luke Donellan, représentant de la région Narre Warren North, a offert officiellement à M. Dô Nam Hai, jeune personnalité de la lutte pour la démocratie au Viêt-Nam, un ordinateur pour remplacer celui qui a été saisi le 7 avril dernier par les forces de la Sécurité. Ce geste symbolique est bien apprécié par tous les « démocrates » vietnamiens.
Le 8 avril 2006, M. Dô Nam Hai, ainsi que des personnalités religieuses, et des intellectuels ont signé un appel demandant le droit du peuple à pariciper à la vie politique du pays


Rassemblement des jeunes démocrates


Le 8 mai 2006, des jeunes étudiants à l’intérieur et à l’extérieur du Viêt-Nam ont créé le Rassemblement des jeunes démocrates. Le but de ce Rassemblement est de pousser le Parti communiste vietnamien à réaliser la justice sociale et la vie démocratique selon la constitution. Leur adresse électronique :


Thtndc2006@yahoo.com


Un parcours peu ordinaire


A l’âge de 50 ans, après un long périple qui l’a conduit pendant un temps dans une léproserie où il a exercé la médecine, François Pham Ngoc Quang a enfin atteint un objectif qu’il s’était donné dans sa jeunesse. Le 4 avril dernier, il a été ordonné prêtre à Pleiku, pour le diocèse de Kontum, diocèse des Hauts Plateaux, un diocèse « riche en ethnies minoritaires mais pauvre en prêtres » selon l’évêque, qui a expliqué que le besoin de prêtres était tel que de vieux prêtres de plus de 80 ans, normalement en retraite depuis longtemps, continuaient d’exercer leur ministère, faute de remplaçants.


Le long chemin parcouru par le nouveau prêtre avant d’être ordonné illustre celui de toute une génération qui se préparait au sacerdoce avant l’année 1975 et qui a dû attendre des années avant d’exercer le ministère sacerdotal. Né dans la province de Dông Nai, François Quang était rentré très jeune au petit séminaire de Kontum. Il y était encore lorsque, en 1975, le Viêt-Nam fut réunifié sous le pouvoir communiste. Le séminaire fut fermé et le jeune Quang, pour gagner sa vie, dut se faire embaucher dans une compagnie de transport de la province du Dông Nai, où il travailla pendant quatre ans. Par la suite, il s’inscrivit à l’université de Hô Chi Minh-Ville et y accomplit le cycle complet des études de médecine. En 1985, il était nommé médecin traitant dans la léproserie de Ben San, dans la province de Binh Duong, limitrophe de Hô Chi Minh-Ville. Autrefois géré par des religieuses, l’établissement est aujourd’hui entre les mains des autorités gouvernementales, même si les religieuses continuent d’y travailler. 

 

(D’après Eglises d’Asie)