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Archives - culture/société

VIET NAM infos numéro 9 - 15 novembre 2001

 

Un rêve inaccessible ?


Nong Duc Manh relance l'anti-corruption. Lors du discours de clôture d'un plénum du PCV le 13 novembre à Ha Nôi, le secrétaire général du Parti communiste vietnamien, Nông Duc Manh, a exigé que les fonctionnaires déclarent leurs biens personnels dans le cadre du nouvel élan de la lutte anti-corruption au Viêt-Nam. La déclaration des fortunes des responsables communistes a été réclamée depuis trois ans par les uns et par les autres mais elle n'a jamais été mise en œuvre. "Nous devons juger sévèrement et fermement les personnes commettant des fautes et des infractions quelles qu'elles soient", a ajouté Nông Duc Manh.


Après avoir souligné la détermination sans faille de M. Nông Duc Manh, l'Agence vietnamienne d'information (AVI) annonce que le tribunal populaire de la province de Lai Châu a prononcé le 20 novembre des peines très lourdes (jusqu'à la perpétuité) dans une affaire de corruption. Remarquons cependant que M. Ly Van Phong, qui était ancien vice-président du Comité populaire du district Muong Te n'a écopé, lui, que de trois ans avec sursis. 


Le PCV se réserve les droits d'exclusivité dans la lutte contre la corruption. Ainsi, des intellectuels se voient interdire d' organiser eux-mêmes un groupe pour dénoncer les corruptions. On nous signale que le 13 novembre, un repas-débat organisé par Trân Dung Tiên et Pham Quê Duong a été interrompu par les forces de la sécurité. 200 personnes y avaient participé. On notait la présence de MM. Hoang Minh Chinh et Nguyên Thanh Giang.


Selon Raymond Burghardt, nouvel ambassadeur américain au Viêt-Nam, le Viêt-Nam devrait faire des progrès dans trois domaines : droits de l'homme, justice, système social. Idées exprimées devant une commission du Sénat américain. R. Burgardt a déjà travaillé au Viêt-Nam dans les services des Aides américaines et a eu des contacts avec les responsables religieux dans le passé. 


Service militaire obligatoire pour les femmes.
A partir du 24 novembre 2001, toutes les femmes âgées de 18 à 40 ans ayant des qualifications professionnelles dont l'armée a besoin seront incorporées sous les drapeaux.
Les femmes concernées auront le rang de deuxième classe de réserve et seront astreintes, comme les hommes, à une année de service militaire.


Courage sans limite


Des religieux et des croyants bouddhiques, catholiques, Hoa Hao, Cao Dai…refusent d'avoir peur de la répression communiste. Des voix s'élèvent, de plus en plus fortes. Des ultimes sacrifices. 


Le Vénérable Tuê Sy proteste contre l'assignation à résidence abusive du Vénérable Quang Dô et des responsables de l'Eglise bouddhique unifiée du Viêt-Nam.


Dans sa lettre datée du 3 juin 2001 envoyée à Nông Duc Manh secrétaire général du Parti communiste vietnamien, et à Phan Van Khai, premier ministre, Thich Tuê Sy souligne que les dirigeants au sommet de l'Etat communiste ont toujours cherché par tous les moyens à fuir leurs responsabilités et n'ont accepté que flatteries et glorifications. La force répressive, souligne encore Thich Tuê Sy, n'a ni conscience ni intelligence et n'écoute jamais la conscience et l'intelligence. Thich Tuê Sy signale que l'histoire ne pardonnera jamais aux intellectuels qui se sont formés à l'aide des efforts du peuple et qui, par lâcheté, gardent silence devant l'injustice et la misère sans nom subi par le peuple. Thich Tuê Sy conclut sa lettre en disant qu'il est prêt à accepter les pires des supplices; sa conscience lui dicte qu'il faut crier à haute voix les souffrances du peuple vietnamien.


M. Vo Thanh Liêm, un religieux bouddhiste Hoa Hao de 61 ans, raconte dans une lettre publiée par "Duoc Tu bi", les multiples vexations qu' il a dû subir en tant que religieux. Depuis 1975 jusqu'à aujourd'hui, il a été emprisonné vingt-deux fois. Dernièrement, la police a lancé une troupe d'une centaine de personnes à l'assaut de sa pagode. M. Vo Thanh Liêm a dû grimper sur un arbre haut de 20 mètres pour échapper à l'arrestation. Deux jours après, toujours cerné, M. Vo Thanh Liêm s'est coupé un morceau d'un muscle de la cuisse et l'a jeté sur les policiers qui ont dû reculer. Enfin, ses supérieurs lui ont ordonné de descendre de l'arbre.


Rappelons qu'au mois de mars dernier, Mme Nguyên Thi Thu, une responsable de la ligue des femmes bouddhistes Hoa Hao, s'était immolée par le feu pour faire entendre les revendications de son Eglise pour la liberté religieuse. Le 2 septembre, M. Hô Tan Anh, bouddhiste s'est ascrifiée de la même manière pour protester contre la répression dont l' Eglise bouddhique unifiée du Viêt-Nam est vistime.