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Archives - économie/politique

VIET NAM infos numéro 23 - 15 mars 2004

Nong Duc Manh en Allemagne


Pendant sa visite de cinq jours à Berlin en ce début de mars 2004, le secrétaire général du PCV, Nông Duc Manh, a demandé à l’Allemagne un soutien financier pour la construction du métro de Hô Chi Minh Ville.

Le chancelier allemand Gerhard Schroeder a invité le Vietnam à poursuivre sa politique de réformes en vue de son adhésion à l'Organisation mondiale du Commerce (OMC). "Le Vietnam souhaite devenir membre de l'OMC et l'Allemagne soutient cela ; nous estimons que c'est approprié compte tenu du processus de réformes qui a été engagé", a déclaré M. Schroeder à l'issue d'un entretien avec le secrétaire général du Parti communiste vietnamien (PCV), Nong Duc Manh. Mais "on peut toujours mieux faire et le Vietnam y travaille", a poursuivi Gerhard Schroeder lors d'une conférence de presse à la chancellerie.

De son côté, le numéro un du PCV a affirmé que "l'Allemagne soutenait les efforts du Vietnam en vue de son adhésion à l'OMC, peut être déjà en 2005".

Par ailleurs, les deux pays souhaitent approfondir leurs relations en vue de former un "partenariat durable et stable au XXIe siècle", a souligné Nong Duc Manh qui a par ailleurs annoncé que le chef du gouvernement allemand effectuerait une nouvelle visite au Vietnam à l'occasion d'une rencontre au sommet entre l’Asie et l'Union européenne en octobre.

Après l’Allemagne, Nông Duc Manh s’est rendu à Cuba pour être décoré, par le président cubain Fidel Castro, de l'ordre "José Marti", la plus haute distinction cubaine. Puis, de retour en Europe, Nông Duc Manh rend visite à la Belgique.


Surproduction de café danger pour les planteurs

Les 20 à 25 millions de planteurs de café dans le monde risquent d'être plongés dans une extrême pauvreté du fait de la baisse du cours mondial du café qui n'empêche pas le prix du "petit noir" de rester stable au comptoir, selon un rapport de la Banque mondiale.

La surproduction de café au Brésil et au Vietnam est en grande partie responsable de la chute des prix mondiaux, selon cette étude publiée le 11 mars 2004.

Outre cette surproduction, la Banque mondiale accuse également les acheteurs locaux de café, qui ont accentué la crise en faisant pression sur les petits planteurs pour qu'ils acceptent des prix de plus en plus bas.
"Il y a entre 20 et 25 millions de planteurs de café dans les pays en développement. A cause de la baisse des prix du café, leurs revenus ont chuté à tel point que ce que l'on constate, c'est qu'ils sont désormais plongés dans une pauvreté extrême", a déclaré Kevin Cleaver, le directeur de la Banque mondiale en charge de l'agriculture et du développement rural.
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Depuis 1970, les prix du café ont fléchi d'environ 3% par an pour l'arabica et de 5% pour le robusta après correction de l'inflation.

M. Cleaver a souligné que le Vietnam, nouveau venu parmi les pays producteurs de café, "s'était trompé dans sa prévision de récolte en pensant que ce serait un plus grand marché que prévu". Il a souligné que ce pays ne savait pas qu'au même moment, le Brésil était également en surproduction de café.
"La combinaison de ces deux surproductions et le développement plus important que prévu de la production colombienne ont fait que l'offre mondiale a fortement augmenté alors que la consommation n'augmentait que très faiblement", a t il expliqué.

L'organisation non gouvernementale britannique Oxfam avait directement désigné, cet automne, quatre grands groupes internationaux, les américains Kraft, Sara Lee, Procter and Gamble et le suisse Nestlé, qui achètent la moitié de la récolte mondiale, comme responsables de la ruine des planteurs.

Selon Oxfam, ces multinationales réalisent des marges comprises entre 17 et 26% sur le café vendu aux consommateurs et seul 5% du prix en magasin parvient en fait dans les poches des cultivateurs.(Laura Bonilla Washington AFP du 12 mars 2004)


L’armée du peuple dans l’économie de marché

Vietel, la société de l'armée vietnamienne spécialisée dans les télécommunications, a obtenu l'accord pour ouvrir un nouveau réseau de téléphonie mobile dans un marché en pleine expansion, La Vietnam Military Electronics and Telecommunications Co. a indiqué à l'AFP avoir reçu mardi le feu vert du Premier ministre Phan Van Khai.

"Nous espérons lancer le réseau national avant juillet à des prix de 10% inférieurs à ceux des autres acteurs", a affirmé un porte parole de Vietel.

Le réseau GSM de la société a été testé depuis octobre dans les trois plus grandes villes du pays. Depuis fin 2000, le groupe militaire propose des communications à l'étranger à prix réduits et est devenu en novembre dernier un fournisseur d'accès sur internet.

L'armée est impliquée dans une centaine d'entreprises de multiples secteurs, mais pourrait trouver celui des portables particulièrement compétitif. (AFP 10 mars 2004)


ASEM discorde entre l’ASEAN et l’UNION Européenne


Baie de Ha Long 4 mars 2004. Pour le sommet ASEM (Asie-Union européenne) qui se tiendra au Viêt-Nam en octobre prochain, les ministres des affaires étrangères de l’ASEAN insistent pour que la Birmanie puisse y prendre part ainsi que les autres nouveaux membres, le Cambodge et le Laos en réciprocité de la présence des dix nouveaux membres de l’Union européenne.

L’Union européenne s’oppose, pour des raisons de Droits de l’Homme, à la présence de la Birmanie à tout sommet auquel elle participe. Devant l’exigence de l’ASEAN, MM. Jacques Chirac et Gerhard ne semblent pasvouloir annuler leur voyage au Viêt-Nam mais Tony Blair semble décidé, quant à lui, à ne pas venir au Viêt-Nam

Sans montrer sa jubilation, ni ses mains qui tirent les ficelles, Ha Nôi ne cherche pas à appuyer trop clairement la participation de la Birmanie mais nous avons des raisons de croire à sa satisfaction. Premièrement, les violations des Droits de l’Homme de Ha Nôi seront aperçues en second plan. Deuxièmement, des pays asiatiques oppresseurs de leurs opposants comme la Chine et le Viêt-Nam avancent ainsi un pas dans leur idée d’une démocratie de « culture asiatique » dans laquelle, les dictateurs obtiennent très naturellement le droit divin.


Brèves

 

Le Vietnam a ouvert un nouvel aéroport sur l'île de Con Son (Poulo Condore), au large de la côte sud, dans le but d'attirer plus de touristes sur le site de l'ancien bagne français de Poulo Condore, a déclaré lundi un porte parole de l'aviation civile. La réalisation du projet de 5,45 millions de dollars a commencé en septembre dernier et l'aéroport a été inauguré début février 

Le nombre de visiteurs étrangers a chuté de 6,2% en février. L’Administration du Tourisme du Viêt-Nam signale qu’il y aura dans les prochains mois des festivités pour attirer le retour des touristes. On prépare pour le mois de mai l’anniversaire des 50 ans de Dien Bien Phu où l’armée française a connu une grave défaite après un siège dramatique de 56 jours, et le festival culturel de Huê qui aura lieu en juin.

Une usine de production d’énergie de 450 millions de dollars construite par le géant britanique BP et plusieurs autres investisseurs étrangers commence ses opérations commerciales. Cette usine, d’une capacité de 716,8 mégawatts, a demandé 26 mois pour sa construction et est fournie par le gaz du bassin de Nam Con Son.

Selon les estimations gouverne mentales, le Viêt-Nam aura besoin de 70-80 milliards de kilowatts en 2010 et entre 160 et 200 milliards de kilowatts en 2020.

Une pénurie d’acier risque de faire des dégâts parmi les industriels aux Etats-Unis. Cette pénurie risque de faire fermer des usines et des pertes d’emplois. Les exportations de ferraille vers la Chine ont doublé aux Ettas-Unis entre 2000 et 2003.

La Corée du Sud vient d’interdire temporairement l’exportation de ferraille et des barres d’acier et le Viêt-Nam réduit les taxes sur ces produits pour tenter de stabiliser les prix. 

Les autorités vietnamiennes ont nié être impliquées dans des combats avec des rebelles Hmongs au Laos, suite notamment à des accusations en ce sens d'organisations de la diaspora lao.

Les informations sur la complicité vietnamienne dans les affrontements au Laos "visent à déformer et à saboter les bonnes relations amicales entre le Vietnam et le Laos", a estimé le porte parole du ministère vietnamien des Affaires étrangères, Le Dung, cité par la presse officielle."Ces relations sont pour l'intérêt de nos deux pays et contribuent au maintien de la paix, de la stabilité, de la coopération et du développement dans la région", a ajouté le porte parole.

Le Vietnam avait maintenu sa présence militaire officielle au Laos jusqu'en 1989 et continue d'y exercer une influence politique considérable. Les autorités de Hanoi nient toutefois systématiquement toute présence militaire en dépit des dénonciations de groupes d'opposition laotiens à l'étranger. Fin février, environ 900 rebelles lao se sont rendus après avoir été encerclés par l'armée dans plusieurs points forts du nord du pays, selon la radio américaine Radio Free Asia (RFA). Le porte parole du ministère laotien des Affaires étrangères, Yong Chanthalangsy, a toutefois démenti toute reddition, assurant qu'il n'y avait aucun rebelle dans le pays communiste.

Amnesty International a pour sa part exhorté le gouvernement lao à traiter de "manière humaine" les centaines de rebelles Hmong et leurs familles, en appelant le gouvernement à "trouver une issue pacifique à des décennies de combat et à un coût humain élevé au sein des deux camps". (AFP 9 mars 2004)

Actualité

La Fédération internationale des Droits de l’Homme (FIDH) condamne la répression politique et religieuse au Viêt-Nam

La Fédération Internationale des Ligues des Droits de l'Homme (FIDH) a indiqué mardi qu'elle avait adopté deux résolutions condamnant fermement "les graves violations systématiques des Droits de l'Homme au Vietnam".

Lors d'un congrès tri annuel tenu la semaine dernière en Amérique Latine, l'organisation a "exprimé son plus ferme soutien à Pham Que Duong, 73 ans", ancien colonel de l'armée qui doit prochainement être jugé pour "espionnage". Pham Que Duong, avocat de la démocratisation du régime et d'une libéralisation politique, est emprisonné depuis fin décembre 2002 à Hanoï. Etant accusé d'"espionnage", il risque une peine allant de 12 ans à la prison à vie.


"Pham Que Duong ne sera que le dernier dissident en date à subir l'étouffement de la liberté d'expression sous le prétexte fallacieux d'une « atteinte à la sécurité nationale »", a souligné l'organisation basée à Paris.


Selon elle, "les années 2002 et 2003 ont en effet été marquées par la répression de la communication d'idées et d'informations dans le pays sous le prétexte d'espionnage".

Par ailleurs, la FIDH a également condamné "la répression d'envergure" lancée en octobre 2003 par les autorités contre l'Eglise bouddhiste unifiée du Vietnam (EBUV), interdite depuis 1981.


"Par la violence et le caractère systématique de cette répression, les autorités vietnamiennes visent à éliminer purement et simplement cette Eglise historique", a t elle dénoncé en demandant la libération immédiate de son numéro un et deux, les vénérables Thich Huyen Quang et Thich Quang Do, respectivement 86 ans et 75 ans, de facto en résidence surveillée dans le pays. (AFP 9 mars 2004)


Répression sans frontières

Thich Tri Luc, religieux bouddhiste de 49 ans est originaire de Thua Thien (Centre Viêt-Nam). Il avait fui le Viêt-Nam au mois d’avril 2002 pour le Cambodge à cause des pressions multiples exercées sur lui en raison de son appartenance à l’Eglise Bouddhique Unifiée du Viêt-Nam. Le 28 juin 2002, Thich Tri Luc avait obtenu le statut de réfugié par le Haut Commissariat aux réfugiés (HCR) de l’O.N.U. A peine un mois après, dans la nuit du 28 juillet, Thich Tri Luc était enlevé de son domicile par la police secrète vietnamienne. Sa famille restait sans nouvelle de lui pendant un an. Juillet 2003, la famille du religieux au Viêt-Nam reçut une convocation à un procès qui aurait dû avoir lieu le 1er août 2003, durant lequel Pham Van Tuong (nom d’état civil de Thich Tri Luc) aurait dû être jugé.


Le procès véritable a eu lieu le 12 mars dernier à Hô Chi Minh Ville et n’a duré qu’une heure. Thich Tri Luc a été condamné à 20 mois de prison ferme. 


Thich Tri Luc a été disciple du vénérable Thich Don Hâu qui fut patriarche du bouddhisme unifié et désigna Thich Huyên Quang comme son successeur, avant sa mort le 23 avril 1992. En 1992, Thich Tri Luc a été arrêté une première fois et emprisonné dix mois durant, il subit des pressions de la part des autorités l’incitant à devenir un collaborateur secret de la police. En 1995, il écopa de deux ans et demi de prison pour avoir essayé de porter secours, sans autorisation, aux victimes des inondations du Mékong. Il purgea sa peine dans un camp de rééducation de Xuân Lôc. Cet internement fut suivi d’une assignation à résidence et de l’interdiction d’exercer toutes activités religieuses publiques. La situation était devenue si insupportable qu’il prit la décision de quitter la vie religieuse et de s’enfuir au Cambodge. (D’après Eglises d’Asie 16 mars 2004)


L’Eglise mennonite persécutée

Le pasteur Nguyên Công Chinh, responsable de l’Eglise Mennonite (protestante) du diocèse de Tây Nguyên (Kon Tum, centre Viêt-Nam) lance un appel pour protester contre les actes de destruction de la maison de prière de l’Eglise, de vol, de violences dont sont victimes sa femme et son enfant le 16 janvier dernier. Le pasteur, photos de la maison de prière détruite à l’appui, dénonce le vol de tous ses biens, papiers, vêtements, le berceau (sa femme est enceinte), les instruments de cuisine, les vêtements d’enfants.


Dans une interview à Washington Times du 23 janvier, le pasteur Nguyên Hông Quang et le pasteur Pham Ngoc Thach, de l’Eglise mennonite, ont signalé que les autorités considèrent les religions comme étant à leur service et utilisent les Eglises comme des appareils de propagande. Les réfractaires subissent régulièrement arrestations et persécutions. Le pasteur Nguyên Hông Quang a lui-même été arrêté une quarantaine de fois et emprisonné cinq fois.