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Archives - économie/politique

VIET NAM infos numéro 28 - 15 janvier 2005

ASEAN /Accords

 

L'Association des nations de l'Asie du Sud Est (Asean) a étendu à l'Inde, l'Australie et la Nouvelle Zélande ses velléités de création d'un espace de libre échange, confirmant la volonté d'intégration économique du bloc dans un ensemble plus large.

Les leaders des dix de l'Asean ont signé avec l'Inde un projet de "prospérité fondé sur la mise en place d'ici 2016 d'une zone de libre échange et sur une forte coopération politique et sécuritaire contre le terrorisme.


"Notre interaction croissante avec l'Asean est essentielle pour réaliser la promesse que le 21ème siècle sera un siècle asiatique", a déclaré le Premier ministre indien Manmohan Singh.


Les échanges Inde Asean doivent doubler d'ici 2007 et atteindre les 30 milliards de dollars, selon des chiffres officiels.


Après l'indépendance en 1947, l'Inde a adopté pendant plusieurs années une politique d'auto suffisance avant d'opter pour un "regard vers l'Est". New Delhi pousse pour la création d'un vaste ensemble économique asiatique afin de créer un "arc d'avantages" qui pourrait rivaliser avec l'Union européenne.
De leurs côtés, l'Australie et la Nouvelle Zélande ont signé un document s'engageant à entamer en 2005 des négociations pour une zone de libre échange.


L'accord entend doubler le volume commercial entre les deux régions d'ici 2010. Les flux de biens et d'investissements dans les deux sens ont dépassé les 34,5 milliards de dollars en 2003.


Le PNB combiné de l'Australie, de la Nouvelle Zélande et de l'Asean (Brunei, Malaisie, Indonésie, Philippines, Singapour, Thaïlande, Cambodge, Birmanie, Laos et Vietnam) s'élève à 1.300 milliards de dollars, à une longueur des 1.400 milliards de dollars du PNB chinois.

l'Asean peut donc se targuer d'avoir conclu tous les accords commerciaux majeurs prévus avec ses partenaires.
Le Japon a en effet confirmé un accord signé précédemment, prévoyant l'ouverture de négociations de deux ans en 2005 pour créer un bloc de libre - échange en 2012. La Corée du Sud fera de même l'an prochain, mais a fixé le délai à 2009 pour 80% des produits échangés avec l'Asean.


Quant à la Chine, elle a pris une bonne longueur d'avance sur tout le monde en signant d'ores et déjà un accord devant conduire en 2010 à la plus grande zone de libre-échange du monde avec le bloc, englobant pas loin de deux milliards d'individus. 

Interrogé sur cette signature d'accords tous azimuts, le porte parole du secrétariat de l'Asean, M.C. Abad, les a jugés inévitables à terme : "dans cette période intense de globalisation, l'Asean a besoin de s'engager dans l'intégration régionale". (AFP)


ASEAN / Réalités


Au mois d’août 1967, l’Association des nations du Sud-Est asiatique, ASEAN, a été créée par cinq pays, la Thailande, la Malaisie, les Philippines, l’Indonésie et Singapour. L’objectif principal était de contenir la menace du bloc communiste. Depuis, l’échiquier politique a bien changé. Fin novembre 2004, le sommet de l’ASEAN à Vientiane comprend désormais 10 pays, les cinq membres fondateurs et Brunei, et les quatre pays nouveaux membres, le Cambodge, le Laos, le Viêt-Nam et la Birmanie.
Malgré le Programme d’Action de Vientiane (VAP), pour les 6 prochaines années, signé dès le premier jour par les leaders des dix pays de l’ASEAN qui consiste à accélérer l’intégration de l’ASEAN dans l’économie de l’Asie et à réduire l’écart de développement entre les Etats membres, malgré une ancienneté (presque 40 ans d’existence) et une population importante (500 millions d’habitants), l’ASEAN reste une organisation disparate et archaïque.

Si l’on peut débattre, avec raison, l’entrée de la Turquie dans une Union européenne, il est difficile de voir comme partenaires économiques à poids égal, des pays comme Singapour, la Thaïlande et la Malaisie, le Cambodge etc.

L’économie moderne doit être protégée par un régime respectant rigoureusement la loi, or les règles qui régissent le monde économique du Viêt-Nam font fuir les grands investisseurs ou les mettent dans une situation en veilleuse qui dure depuis trente ans.

Malgré le dernier programme VAP de Vientiane, les spécialistes restent encore sceptiques sur le rôle que l’ASEAN pourrait jouer face à la Chine et au Japon.

Nous vous invitons à lire le rapport de Peter Harmsen (AFP) : 

Les pays d'Asie du Sud Est ont bouclé à Vientiane leur dixième sommet en faisant étalage d'impressionnantes ambitions en terme d'intégration économique régionale, mais en laissant aussi transparaître, selon les analystes, une sérieuse faiblesse politique.

Les délégués présents au sommet des dix pays de l'Association des nations de l'Asie du Sud Est (Asean) étaient volontiers lyriques pour évoquer les accords commerciaux qui s'étendent en toile d'araignée sur le continent asiatique.

Mais ils se font plus discrets à l'heure d'évoquer le coût politique d'un des principes essentiels de l'organisation, la non ingérence dans les affaires intérieures, qui l'empêche en particulier d'agir sur les questions de droits de l'homme. Le cas de la Birmanie a illustré cette faiblesse à son paroxysme.

Certains pays ont critiqué la junte de Rangoun après l'annonce de la prolongation de l'assignation à résidence de la tête de file de l'opposition, Aung San Suu Kyi.

Mais le groupe n'a fait aucune déclaration commune et nul dans la région ne semble avoir de prise réelle sur la junte.

"Bien que depuis deux ans ils aient fait des progrès dans ce domaine, l'Asean semble en fait avoir plutôt régressé lors de ce sommet", estime Hiro Katsumata, un expert de l'Asean à l'Université de Technologie de Singapour.
"Si l'Asean ne règle pas la question, cela va finir par faire du mal à sa réputation et entamer sa légitimité en tant qu'organisation internationale".

Cette faiblesse n'a nullement été au menu des débats du sommet de Vientiane, dominé par la signature de multiples accords au sein du bloc et entre ce dernier et les six pays invités (Chine, Japon, Inde, Corée du Sud, Australie et Nouvelle Zélande).

"Un rythme un peu moins frénétique de développement semblerait profitable, mais il semble que l'Asean n'ait pas le choix dans le climat économique actuel", relève Mark Rolls, un chercheur de l'université Waikato de Nouvelle Zélande.

Les blocs régionaux poussent comme des champignons dans le monde entier et l'Asean doit trouver une réponse à la croissance de la Chine. Cette réponse, manifestement, a été de s'y associer.

Mais la croissance des pays de l'Asean en termes géographiques et commerciaux ne s'accompagne d'aucune vision politique. "Il n'y a jamais eu d'intention d'en faire une entité de type Union européenne", relève Mark Rolls. "L'Asean a toujours été une organisation inter gouvernementale sans aucune référence supra nationale".

Le problème birman le démontre, l'organisation ne dispose d'aucun levier pour forcer un gouvernement à prendre quelque mesure que ce soit.

Une faiblesse qui pourrait être difficile à gérer lorsque la Birmanie prendra la direction tournante de l'Asean en 2006 et devra discuter directement avec ses partenaires occidentaux.

Certains estiment que le groupe évolue tout doucement dans sa façon de régler ses questions internes.
"Si la question est : trouvent ils un moyen d'échanger leurs opinions ?, alors la réponse est oui", assure Juergen Haacke, professeur de relations internationales de la London School of Economics.

"Mais si la question est : peuvent ils mettre leurs idées en application pour résoudre leurs problèmes de politiques intérieures ? alors la réponse est non", ajoute t il.

"Et on peut penser qu'ils savent que c'est la seconde question qui est importante".

 

Asean / Jakarta 6.01.05 

 

JAKARTA, Des dirigeants asiatiques et mondiaux, des envoyés spéciaux ainsi que des chefs d'organisations régionales et internationales se sont réunis le 6 janvier à Jakarta en sommet d'urgence sur les retombées du séisme et des raz-de-marée du 26 décembre, pour montrer leur solidarité avec les victimes de la catastrophe et rechercher des moyens pour les opérations de secours, de réhabilitation et de reconstruction dans les pays affectés. 

 

Les participants à ce sommet ont eu des discussions intenses à Jakarta avant et durant le sommet spécial des dirigeants de l'ASEAN sur les conséquences de la catastrophe récente, qui a fait plus de 145 000 morts dans une dizaine de pays asiatiques et africains sur les deux rives de l'Océan Indien. 


Ils ont appelé dans une déclaration finale à la mobilisation pour renforcer les opérations de secours d'urgence, la réhabilitation et la prévention des catastrophes naturelles comme les séismes et raz-de-marée. 


Ce sommet s'est tenu sous les auspices de l'Association des pays du sud-est asiatique (ASEAN) et du secrétaire général des Nations unies Kofi Annan. 


Ils ont convenu de soutenir et de mettre l'accent sur l'importance des programmes de réhabilitation et de reconstruction nationaux compte tenu de la dévastation des infrastructures et des services de base dans les pays affectés. 


"Il y a des obstacles logistiques redoutables. Cependant, ils ne sont pas insurmontables", a indiqué M. Annan dans une allocution à la session d'ouverture de ce sommet. "C'est une course contre la montre, mais ensemble avec les gouvernements, nous la remporterons. Chaque heure, nous voyons davantage de matériel parvenir aux personnes dans le besoin", a encore dit le secrétaire général de l'ONU. 


Les participants se sont mis d'accord pour appeler la communauté internationale, en particulier les pays donateurs, la Banque mondiale, la Banque asiatique de développement, la Banque islamique de développement ainsi que les institutions financières internationales concernées, à fournir les fonds nécessaires à la mise en oeuvre des programmes de réhabilitation et de reconstruction dans les pays affectés. 


Ils ont salué l'initiative de plusieurs pays pour mettre en place un moratoire du paiement de la dette extérieure des pays affectés afin d'augmenter leur capacité nationale pour mener à bien les efforts de réhabilitation et de reconstruction. (Xinhua).

 

Après Nguyen Cao Ky, c’est Thich Nhât Hanh

 

Après le retour au Viêt-Nam du tonitruant général Nguyên Cao Ky, ancien Premier ministre de l’ancienne République du Viêt-Nam (Sud), qui, par ses louanges du régime communiste, a réussi à désespérer un peu plus ses infortunés compatriotes, c’est au tour d’un maître Zen célèbre en Occident par son approche « new age », le vénérable Thich Nhât Hanh, d’emboîter le pas de l’investisseur (par milliard de dollars, paraît-il) américain d’origine vietnamienne (du Sud).

Avec son assistante, Cao Ngoc Phuong, et 200 disciples, Thich Nhat Hanh, s’est montré sans compassion aucune envers des moines bouddhistes, des religieux d’autres religions, emprisonnés ou en résidence surveillée depuis des dizaines d’années, en qualifiant les organisations religieuses interdites par le régime totalitaire de « caches des cartes de l’ancien régime du Sud Viet-Nam ». Ses propos ont scandalisé plus d’un, mais pour ceux qui suivent depuis assez longtemps l’actualité vietnamienne, l’attitude de Thich Nhât Hanh lors de son retour au pays ne fait que confirmer son talent d’opportuniste. N’était-il pas l’unique moralisateur professionnel qui a organisé un grand meeting à New-York juste après le 11/9/2001 pour exhorter le peuple américain à pardonner aux auteurs de l’attentat et à se repentir de ses crimes au Viêt-Nam ? C’était évidemment un des multiples tremplins pour préparer son fameux retour.


Do Nam Hai, un exemple


Do Nam Hai a été interpellé et interrogé plusieurs fois ces derniers mois en raison d’articles publiés sur le Net. Reporters sans frontières salue le courage de ce cyberdissident, qui ose critiquer ouvertement le pouvoir, et dénonce les pressions dont il est victime.


Do Nam Hai a choisi d’afficher ses convictions malgré les risques qu’il encourt. Dans un pays où toute remise en question du régime mène directement en prison, son courage est remarquable. Nous demandons aux autorités vietnamiennes de cesser de le harceler et démontrer ainsi qu’elles respectent la liberté d’expression", a déclaré l’orga-nisation.


Do Nam Hai, banquier à Hô Chi Minh-Ville, est l’auteur de cinq articles publiés, alors qu’il vivait en Australie, sur les sites Dan chim viet (www.danchimviet.com) et Mang y kien (www.ykien.net) : "Viêt-nam, mon pays" (2000), "Les réformes au Viêt-nam" (2001), "Réflexions sur la réévaluation" (2001), "Sur le président Ho Chi Minh" (2001) et "Nouvelles réflexions sur la réévaluation" (2001). Dans l’un de ces articles, le cyberdissident demandait au gouvernement d’organiser un référendum sur la question suivante : "Le Viêt-nam doit-il adopter le multipartisme ?"


Bien que les articles aient été diffusés sous son nom de plume, Phuong Nam, Do Nam Hai vit sous la pression des autorités depuis son retour au Viêt-nam, début 2002. Il a été arrêté et détenu pendant deux jours en août 2004. Il affirme par ailleurs avoir été interrogé une douzaine de fois par la police, le plus souvent dans des lieux publics. En octobre, il a été interviewé par le média américain Radio Free Asia. Deux mois plus tard, la police a perquisitionné son domicile et confisqué son ordinateur, lui indiquant qu’il ne pourrait le récupérer "qu’une fois les informations effacées". Selon le cyberdissident, ses e-mails sont lus par la police.


Dans une lettre ouverte adressée au gouvernement et au Comité central du Parti communiste, datée du 10 décembre 2004, Do Nam Hai s’est plaint des pressions dont il est l’objet et a déclaré : "C’est vrai, j’ai écrit ces articles. Je l’ai fait parce que j’aime mon pays et pour contribuer à l’avènement de la démocratie." Dans ce texte, il réitère son appel à un référendum sur le système politique du Viêt-nam.


Quatre cyberdissidents sont actuellement emprisonnés dans le pays : le docteur Nguyen Dan Que, l’ancien journaliste Nguyen Vu Binh, le docteur Pham Hong Son et l’homme d’affaires Nguyen Khac Toan. 


Reporters sans Frontières

 

 

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