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Archives - économie/politique

VIET NAM infos numéro 32 - 15 septembre 2005

Spratley : feu vert pour une compagnie chinois



Une société chinoise a reçu le feu vert de la Chine, du Viêt-Nam et des Philippines pour entamer l'exploration pétrolière dans les îles Spratley, en mer de Chine du Sud, à la souveraineté disputée entre six pays.

La China Oilfield Services Ltd. (COS) a obtenu l'aval de sa maison mère, la China National Offshore Oil Corporation (CNOOC), troisième groupe pétrolier chinois contrôlé par l'Etat, ainsi que des sociétés publiques Philippine National Oil Co. (PNOC), et Vietnam Oil and Gas Corp. (PetroVietnam) pour lancer les recherches dans l'archipel riche en hydrocarbures, a t on précisé de même source.

L'accord, intervenu en mars, court sur trois ans et sur une surface d'environ 143.000 km2. Outre la Chine, le Viêt-Nam et les Philippines, le Bruneï, la Malaisie et Taïwan ont également des prétentions sur les Spratley. Tous ces pays ont des soldats stationnés sur l'archipel, mis à part le Bruneï.
Un responsable de la CNOOC, cité par Chine nouvelle, a qualifié le contrat d'étape importante dans la mise en place conjointe de la déclaration signée entre la Chine et l'Association des nations d'Asie du Sud Est (ASEAN) en 2002 et qui vise la résolution pacifique du différend.

Manille avait cependant annoncé en mars que les îles Spratley ne constituaient plus une source de conflit, non seulement entre les Philippines et la Chine, mais également avec les autres pays qui revendiquent le territoire.

Le lancement de l'exploration dans les Spratley s'inscrit dans le cadre des efforts de la Chine d'assurer l'approvisionnement énergétique de son économie à la croissance galopante.
C'est dans ce contexte que la China National Petroleum Corporation (CNPC) a annoncé récemment le rachat du canadien PetroKazakhstan Inc. pour plus de quatre milliards de dollars.

Il y a quelques semaines, CNOOC avait en revanche échoué à mettre la main sur l'américain Unocal, après le rejet de son offre de 18,5 mds USD à la suite d'une levée de boucliers de nombreux responsables politiques américains. (AFP 27/8/2005)


Ha Nôi le 2 septembre 2005


Le 2 septembre 1945, Hô Chi Minh prononçait sur la place de Ba Dinh, à Ha Nôi, devant une mer humaine, la déclaration d'indépendance de la République démocratique du Viet-Nam. Soixante ans après, l’enthousiasme s’est bien éteint.

D’après l’ AFP, quelque 13.000 personnes (à peu près le remplissage du court central à Roland Garros lors de la finale de la Fed Cup France-Russie du 18 septembre dernier, NDLR), dont 9.000 militaires, ont défilé tour à tour devant la tribune. Cinq hélicoptères ont survolé le défilé, mais aucun équipement militaire n'y est passé et aucun dirigeant étranger n'y était invité.

"Tous les Vietnamiens, sans discrimination du passé, d'ethnie, de religion, de couches sociales (...) sont déterminés à accélérer de manière globale la cause du renouveau, de l'industrialisation et de la modernisation du pays", a déclaré Trân Duc Luong, Président. "Nous faisons toujours face à une économie encore sous développée et à une pauvreté importante (...), tout le Parti, tout le peuple et toute l'armée doivent oeuvrer pour faire rapidement du Viêt-Nam un pays développé dans les prochaines décennies", a souligné M. Tran Duc Luong.
Il a ensuite critiqué "la bureaucratie, le gaspillage, le non respect de la loi et le manque de responsabilité assez répandus" au sein des appareils d'Etat et admis que "la corruption et d'autres fléaux sociaux avaient provoqué un mécontentement dans la société".

Appelant les 2,5 millions de "Viet kieu" (Vietnamiens d'outre mer) ayant fui le pays depuis la fin de la guerre à contribuer à la prospérité de la nation, le dirigeant a assuré que le pays jouissait "de bonnes opportunités". 


Derniers chiffres


D’après la Banque de développement asiatique le PIB du Viêt-Nam a augmenté de 7,6% pour les six premiers mois de l’année. Le taux d’inflation est de 6% environ.

Selon les économistes de la Banque mondiale, le Viêt-Nam est l’un des pays dont la vitesse des réformes concernant l’environnement pour les affaires est la plus importante, mais le niveau de départ est bas. D’après M. Martin Rama, le chef du secteur Viêt-Nam de la Banque mondiale, pour que le Viêt-Nam puisse intégrer l’Organisation mondiale du commerce, il faut consolider la législation. Mais la législation n’est qu’une des causes du manque de compétitivité du Viêt-Nam. Il lui faut garantir les réalisations des projets, développer l’infrastructure, rationnaliser l’administration, casser les pouvoirs discrétionnaires qui sont les sources des corruptions.

Le Viêt-Nam a commencé sa transition vers l’économie de marché en 1986, mais des experts étrangers et vietnamiens critiquent la lenteur du rythme des réformes. Il faut 67 jours pour faire enregistrer une propriété au Viêt-Nam alors qu’en Thailande, deux jours suffisent.

 

Allianz se retire


La compagnie d’assurance géante allemande Allianz annonce qu’elle a l’intention de céder ses affaires à la compagnie australienne Australian firm, QBE Insurance Co Ltd. D’après la publication de langue anglaise Vietnam Investment Review, cette action montre les difficultés à réussir des affaires au Viêt-Nam.

 

Un pont suspendu de 2 km à Hô Chi Minh-ville


Les sociétés, l’une allemande, Bilfinger Berger, l’autre australienne, Baulderstone Hornibrook ont com-mencé la construction du pont suspendu de Phu My, long de deux kilomètres, au-dessus de la Rivière de Saigon.

Le budget est de 115 millions de dollars. La joint venture PMC percevra les péages pendant 26 ans, à partir de 2009. La Société générale a investi plus de 81 millions de dollars dans ce projet.


La Chine et le Viêt-Nam sortent de la liste américaine des pays producteurs de drogue


Le président américain George W. Bush a retiré la Chine et le Viêt-Nam de la liste américaine des principaux pays qui sont soit producteurs de drogue soit pays de transit pour les produits illicites. 

Washington dit ne pas avoir assez de preuve pour réfuter les affirmations du Viêt-Nam, selon lesquelles le pays a "virtuellement éliminé toute production d'opium de pavot".

La liste noire des principaux pays producteurs de drogue ou qui facilitent le transit, selon le président américain, comprend l'Afghanistan, les Bahamas, la Bolivie, le Brésil, la Birmanie, la Colombie, la République dominicaine, l'Equateur, le Guatemala, Haïti, l'Inde, la Jamaïque, le Laos, le Mexique, le Nigéria, le Pakistan, le Panama, le Paraguay, le Pérou et le Venezuela.

 

Brèves


Le Viêt-Nam a donné son feu vert à des compagnies japonaises pour construire, avec 1,2 milliard de dollars, le plus gros complexe touristique au Viêt-Nam à Dalat, haut lieu touristique situé dans les Hauts Plateaux du centre. Ces compagnies, dont notamment Mitsui, Sumitomo et Mitsubishi, prendront part à la construction du complexe touristique de Dankia Suoi Vang d'une superficie de 5.000 hectares et situé à 12 km de Dalat, célèbre ville d'altitude. Le début des travaux de construction du complexe, qui devrait comprendre notamment des villas, des salles de sports, des parcours de golf et un hippodrome, est prévu au milieu de 2006 et sur une durée de 15 ans. Trois compagnies singapouriennes avaient initialement reçu en 1997 une licence pour construire avec 700 millions de dollars ce complexe, mais elles avaient récemment abandonné ce projet après plusieurs reports, faute de moyens financiers.

Les Français avaient fait de Dalat au début du 20e siècle une ville de villégiature. 

Le géant nippon de la publicité Dentsu a annoncé la constitution d'une co entreprise avec la firme vietna-mienne Neko, dans le but d'accroître sa présence sur le marché publicitaire du Viêt-Nam.

La société canadienne Tiberon Minerals a gagné une licence l'autorisant à exploiter pour près de 230 millions de dollars des minerais dans la province de Thai Nguyen au nord du Viêt-Nam. Une joint venture vietnamo canadienne dans laquelle Tiberon Minerals détient 77,5% des capitaux commencera sa construction vers la fin de l'année ou au début de 2006, destinée à exploiter des minerais comprenant l'or, le bismuth et le cuivre dans la mine de Nui Phao, a t on ajouté de même source.

Ce projet devrait lui permettre d’avoir des recettes totalisant 1,32 milliard de dollars durant une période d'exploi-tation de 16 ans dès sa production qui devra commencer en 2008, selon la société.

La maison de commerce japonaise Marubeni et le constructeur de centrales électriques chinois Dongfang Electric ont remporté conjointement un contrat de 50 milliards de yens (367,6 M EUR) pour bâtir une centrale thermique au Viêt-Nam, a annoncé Marubeni.

"Ce sera la première fois qu'une entreprise japonaise et une entreprise chinoise construiront ensemble une centrale électrique dans un pays tiers", a affirmé un porte parole de Marubeni, confirmant une information du quotidien économique Nihon Keizai Shimbun (Nikkei).

Des centaines de personnes se ruent depuis plusieurs jours dans une zone montagneuse isolée du centre du Viêt-Nam après la découverte par des enfants de petits rubis au début du mois, a indiqué la police locale.Les autorités de la province de Nghe An, à 300 kilomètres au sud de Ha Noï, ont demandé des renforts pour faire face à l'afflux de volontaires pour creuser le sol. (d’après l’AFP)


Actualité


Selon le P. Nguyên Van Ly, les religions doivent garder ouvert le dialogue avec le pouvoir mais ne peuvent continuer de subir la persécution sans protester.

Après avoir été forcé au silence pendant ses années de camp d’internement, le P. Thaddée Nguyên Van Ly semble décidé à reprendre le rôle de défenseur des libertés religieuses qu’il avait assumé avant son arrestation. Le ton a légèrement changé et il tient compte de l’évolution de la politique religieuse actuellement menée par le gouvernement. Mais, selon lui, rien n’a fondamentalement changé et dans sa nature le comportement de l’Etat à l’égard des religions reste le même. C’est ce qu’il affirme dans une nouvelle lettre ouverte datée du 2 septembre 2005 et adressée au Chef du gouvernement ainsi qu’à diverses autorités provinciales et aux principaux dirigeants des grandes religions du Viêt-Nam.

Cette lettre ouverte commence par un panorama de l’actualité religieuse et un rappel des principales persécutions subies récemment par diverses religions. L’auteur de la lettre évoque les troubles suscités par l’Etat dans les milieux du Bouddhisme Hoa Hao, l’immolation par le feu de plusieurs religieux et fidèles de cette religion, le 5 août 2005, et les nombreuses arrestations qui ont suivi. Il mentionne également diverses violations de la liberté religieuse chez les protestants : des fidèles sommés de renier leur foi, des pasteurs emprisonnés ou enfermés, une église mennonite saccagée sur les Hauts Plateaux, les difficultés rencontrées par l’Eglise évangélique du Nord. Sont citées également les atteintes à la liberté de déplacement et de résidence commises à l’encontre de divers responsables du Bouddhisme unifié. En dernier lieu, est évoqué le refus de l’Etat de restituer les biens confisqués à la Congrégation Saint Joseph de Nha Trang et les vives protestations des fidèles du lieu.

Tous ces faits, affirme l’auteur de la lettre ouverte, montrent que malgré les déclarations et les directives officielles émanant même du Bureau politique, l’attitude de l’Etat reste la même, avant comme après.. Le gouvernement vietnamien subit la pression internationale et a même tracé de lui un portrait flatteur dans un livre blanc sur les droits de l’homme publié le 18 août dernier. Mais ce n’est là que dissimulation. Le pouvoir considère que les religions doivent être sévèrement contrôlées et éliminées peu à peu conformément à la doctrine de Marx, de Lénine et de Ho Chi Minh. Ici le P. Ly cite la phrase extraite des manuels scolaires sur le socialisme : « L’élimination de l’influence de la religion est une tâche prioritaire de la classe ouvrière ». La lettre rapporte encore le jugement porté sur la politique religieuse du gouvernement vietnamien par le président de la Conférence épiscopale du Viêt-Nam lors d’une réunion de la FABC en Corée en 2004 : « Bien que le texte de la Constitution du Vietnam garantisse la liberté religieuse, le pouvoir n’en continue pas moins de mettre en œuvre une politique étatique visant systématiquement à faire disparaître les religions sur tout le territoire du Viêt-Nam ». Les religions doivent toujours garder une attitude ouverte au dialogue, préconise le prêtre dissident, mais elles ne peuvent se dissimuler la réalité et garder le silence, en courbant la tête et en attendant. Le prêtre dissident lance alors un vibrant appel aux religions et au peuple vietnamien : « Jusques à quand l’Etat pourra-t-il forcer les religions à attendre docilement comme un troupeau de brebis ? Combien de temps pourra-t-il défier des millions de croyants ? Il doit supporter devant l’histoire et devant le peuple, la responsabilité entière des nombreux crimes commis par lui contre les religions et le peuple pendant 45 ans ».

Le P. Ly achève sa lettre en assurant de sa communion d’esprit et de sa solidarité les diverses religions touchées par la persécution. 
( Eglises d’Asie 16 septembre 2005)

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L’AFVE a pour but de venir en aide à ceux qui sont opprimés au Viêt-Nam à cause de leur engagement pour la liberté de pensée et d’expression, et à leur famille.

Membres fondateurs :

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Président : Bui Xuân Quang

Secrétaire générale : Nguyên Thi Thanh Vân ;

Trésorier : Trinh Long Hai

Contrôle de gestion : Vu Ngoc Bôi / Nguyên Ngoc Liêm

 

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