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Archives - Thèmes et humeurs

VIET NAM infos - novembre 2012

 

Vietnam 2012, un essai de décryptage.

 

1.      Le 24 septembre 2012. Procès des membres fondateurs du Club des journalistes libres

Le blogueur Điếu Cày Nguyễn Văn Hải est condamné à 12 ans de prison ferme, 5 ans de résidence surveilée.

La blogueuse Tạ Phong Tần est condamnée à 10 ans de prison ferme et à 5 ans de résidence surveillée.

Le blogueur AnhBaSG Phan Thanh Hải est condamné à 4 ans de prison ferme et à 3 ans de résidence surveillée.
 
 
AnhBaSG Phan Thanh Hải - Điếu Cày Nguyễn Văn Hải-Tạ Phong Tần


Nguyễn Trí Dũng (T shirt déchiré par la police)
et sa mère Mme Dương Thị Tân

Un déploiement de forces sans précédent (une centaine de policiers) pour contrôler une dizaine de manifestants.

La police a déchiré le T shirt de Nguyễn Trí Dũng, le fils de Điếu Cày Nguyễn Văn Hải, sur lequel sont marqués ces mots : « Liberté pour les patriotes »

Aucun membre de la famille de Điếu Cày n’a pu assister au procès.

Le colonel de la police Vũ Văn Hiển a jeté à la figure de Mme Dương Thị Tân « Tự Do cái con Cặc », traduction française approximative « Liberté mon cul » (en fait con cặc désigne le sexe de l’homme, les gens ne s’exprimant pas de la même façon à Saïgon et à Paris – mais on imagine mal qu’un officier supérieur de notre police nationale puisse avoir la même liberté de langage – surtout à propos de la Liberté !)

Une centaine de policiers pour parer à tout débordement ! 

2.      Du 1er au 15 octobre 2012 Sixième plénum

Il s’agit pour le PCV de faire un examen de conscience, de mesurer des erreurs de gestion, des problèmes de corruption qui paralysent le pays. Des analystes amateurs et professionnels spéculent naïvement sur le départ de Nguyễn Tấn Dũng, le Premier ministre.

 

VIETNAM

Un surplace du PC apparent et difficile à décrypter

Asie Info

Quinze jours de délibérations serrées et secrètes, lors d’un plénum du Comité central du PC vietnamien, ont débouché sur un statu quo peut-être provisoire.

Réuni à Hanoï, ce plénum a pris fin le 15 octobre sur une liste de bonnes intentions déclinées par son secrétaire général, Nguyên Phu Trong. Le Parti, à commencer par son tout puissant bureau politique de quatorze membres, s’engage à s’amender. Les membres du PC doivent changer de comportement pour donner l’exemple. Les entreprises publiques ont intérêt à sortir du rouge. Les dissidents, en particulier les blogueurs, sont priés de se tenir à carreaux. Tout le monde est invité à prendre le droit chemin. Aucune sanction n’a été, pour le moment, annoncée. Le PC, qui dispose du monopole du pouvoir au Vietnam, resserre d’abord les rangs.

Selon le site du quotidien Tuoi Tre, «le bureau politique et le secrétariat ont procédé à une autocritique sérieuse et ont admis leur responsabilité devant le Comité central en ce qui concerne leurs manquements et leur faiblesse concernant la construction du Parti, la dégradation et les phénomènes négatifs parmi les officiels et les membres du Parti». Donc, il faut davantage de discipline. Aucune réforme n’a été introduite à part «le rétablissement de la Commission économique du Comité central». Le PC a notamment opté pour que les entreprises d’Etat, une fois leurs erreurs corrigées et leurs finances remises en état, demeurent les piliers du développement économique.

Etrange surplace. La croissance fléchit, les investisseurs étrangers sont de plus en plus frileux. Après avoir été calmée, l’inflation reprend. Les dettes de grandes entreprises publiques (Vinashin, Vinalines, EVN) se comptent en milliards d’€. Des hauts-fonctionnaires et des banquiers ont été arrêtés pour corruption. Les banques ne prêtent plus. Il y aurait environ trente mille dépôts de bilans.

Aussi, une fois de plus, ne s’agit-il que de la partie émergée de l’iceberg ? Y aurait-il, dans un futur pas trop lointain, une possibilité de départs pour, par exemple, «raisons de santé» ? Afin de rétablir la confiance des investisseurs étrangers, du secteur privé vietnamien, des banques, des épargnants qui se réfugient dans l’or. Affaire à suivre.

 

Le Parti communiste vietnamien réprimande le gouvernement

mardi 16 octobre 2012 13h40

 HANOI, 16 octobre (Reuters) - Le comité central du Parti communiste au pouvoir au Viêtnam a promis des réformes économiques et une restructuration des entreprises d'Etat et du système bancaire lors d'une réunion à haut niveau où plusieurs dirigeants, dont le Premier ministre Nguyen Tan Dung, n'ont pas été épargnés par les critiques.

Dans un communiqué publié tard lundi soir, le parti précise cependant que les quelque 170 membres du comité central "sont parvenus à la décision de ne pas sanctionner l'ensemble du Bureau politique ou un de ses membres en particulier".

Certains observateurs s'attendaient à ce que le chef du gouvernement, au pouvoir depuis 2006 mais fragilisé par le scandale de la quasi-faillite en 2010 du groupe public de construction navale Vinashin, soit écarté de son poste.

Les banques sont par ailleurs écrasées par le poids des créances douteuses liées pour la plupart à des conglomérats publics, l'effondrement du marché de l'immobilier et l'inflation ayant contribué aux déséquilibres des bilans des banques. L'agence de notation Moody's a dégradé le mois dernier la note du Viêtnam.

Dans la blogosphère, Nguyen Tan Dung est accusé de cupidité, de népotisme et d'incompétence dans la gestion des affaires économiques. La virulence de ces critiques a conduit le gouvernement à frapper parmi la communauté des blogueurs, dont trois ont été condamnés récemment à des peines allant jusqu'à douze ans de prison pour propagande contre l'Etat.

Dans une motion relayée par l'agence officielle de presse VNA, le comité central du Parti appelle à une "restructuration déterminée" des entreprises publiques qui, ajoute le texte, doivent "jouer le premier rôle dans la rénovation scientifique et technologique et la préservation de l'orientation socialiste de l'économie".

Il juge en revanche que les investissements dans les secteurs non stratégiques doivent être stoppés et que l'Etat doit se retirer des entreprises dont il détient moins de la moitié du capital.

Après s'être accru de 5,89% l'année dernière, le Produit intérieur brut du Viêtnam devrait connaître cette année une croissance moindre, attendue à 5,2%. (Alan Raybould; Henri-Pierre André pour le service français)

http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/
idFRL5E8LGAWH20121016

 

Vietnam: le Premier ministre échappe à une sanction du parti

HANOI - Le Premier ministre vietnamien Nguyen Tan Dung a échappé lundi à une mesure disciplinaire, a indiqué en substance le secrétaire général du Parti communiste au pouvoir (PCV) alors que le pays est aux prises avec une crise économique systémique.

Dung, 62 ans, qui s'est vu confier par le Parti début 2011 un second mandat de cinq ans, était décrit par les analystes comme sur le fil du rasoir lors du plénum du Comité central du parti, même si son limogeage semblait peu probable.

Mais le parti a décidé de ne pas appliquer de mesures disciplinaires sur l'ensemble du bureau politique et sur un de ses membres, a déclaré le chef du parti Nguyen Phu Trong dans un discours au parti, diffusé par la radio Voice of Vietnam, sans prononcer le nom du Premier ministre.

Le PCV a pourtant demandé au très puissant bureau politique (14 membres) de corriger les erreurs et ne pas permettre aux forces hostiles de déformer la situation.

Une référence à peine voilée aux blogs indépendants qui ont allègrement contourné ces derniers mois la censure imposée à la presse officielle et se sont abattus sur le chef du gouvernement, sa famille et son entourage.

Toutes les délibérations et disputes au sein du PCV sont habituellement secrètes et ces déclarations constituent une mise en garde publique d'une rare violence contre le chef du gouvernement, qui a certes sauvé son poste mais sort affaibli de la réunion.

Depuis quelques mois, le bilan du gouvernement est très critiqué. Les investissements étrangers sont en chute libre de 30% sur un an, la croissance est descendue à 4,7% et l'inflation, certes moins catastrophique qu'en 2011, est repartie à la hausse.

Au delà des chiffres, la stratégie de Nguyen Tan Dung a essuyé des échecs cuisants.

Il est personnellement engagé dans la volonté de bâtir de puissants groupes industriels publics sur le modèle des Chaebols sud-coréens. Une politique qui s'est soldée par des pertes vertigineuses, en particulier pour le groupe de construction navale Vinashin et le transporteur maritime Vinalines.

Quant au secteur bancaire, criblé de dettes toxiques, il devait faire l'objet d'une profonde réforme qui est au point mort depuis fin 2011. Et le pays retient son souffle après l'arrestation récente de banquiers accusés de malversations. Dont un des hommes les plus riches du pays, proche du Premier ministre.

Les adversaires de Dung, dont le numéro un du parti et le chef de l'Etat Truong Tan Sang, voulaient profiter de la réunion du PCV pour lui faire payer ces échecs, ont relevé depuis quelques semaines les analystes.

Le bureau politique a échoué à (...) vaincre la corruption et les phénomènes négatifs venant de cadres et de membres du parti, a poursuivi Trong dans son discours, fustigeant l'éthique et le mode de vie de certains responsables.

Jamais la confiance du peuple envers le PCV n'avait été à un niveau aussi bas depuis sa fondation dans les années 30, a regretté pour sa part, sous couvert de l'anonymat, un membre du parti.

Comme dans le passé, les dirigeants du PCV ne veulent se laver que jusqu'aux épaules, mais pas les cheveux, a-t-il ironisé en réclamant des mesures plus drastiques.

L'agence de notation Moody's a récemment abaissé d'un cran la note de la dette souveraine du Vietnam de B1 à B2, soulignant l'absence de solution apparente dans le secteur privé et le risque élevé que le gouvernement doive assumer la facture.

Tout le monde est dans le même bateau sur une mer agitée, a ironisé un haut-fonctionnaire. Quel que soit le vainqueur, c'est le peuple qui en paye les conséquences.

(©AFP / 15 octobre 2012 15h52)

http://www.romandie.com/news/n/_Vietnam_
le_Premier_ministre_echappe_a_une_sanction_
du_parti82151020121554.asp

Vietnam : le Premier ministre reconnaît publiquement ses erreurs

Nguyên Tân Dung a admis, le 22 octobre, ses fautes dans un discours solennel devant l’Assemblée nationale. Il est affaibli par une crise financière qui perdure.

Devant les députés réunis à Hanoï pour la séance d’ouverture d’une nouvelle session parlementaire, le Premier ministre du Vietnam n’y a pas été de main morte. «En tant que membre du bureau politique et premier ministre du gouvernement, a-t-il déclaré, j’accepte franchement la responsabilité politique majeure, comme chef du gouvernement, et reconnais sincèrement mes fautes – en face de l’Assemblée nationale, de tout le parti, de toute la population – en ce qui concerne les faiblesses et les fautes du gouvernement dans la conduite, le contrôle, la gestion, en particulier dans l’inspection et la supervision des activités de groupes économiques, d’entreprises d’Etat ».

Difficile d’en avouer davantage dans un régime monolithique au sein duquel les désaccords au sommet transpirent rarement. Face à la crise bancaire et financière, la réponse du gouvernement a fait l’objet, depuis deux ans, d’une controverse et suscité la réunion, en octobre, d’un plénum du Comité central du PC au cours duquel Nguyên Tân Dung aurait été vertement critiqué. Dans son discours, le Premier ministre a pris ses responsabilités face aux pertes, évaluées en milliards d’€, par deux entreprises d’Etat, Vinashin (chantiers navals) et Vinalines (Transports maritimes), dont plusieurs dirigeants ont été arrêtés.

L’autocritique publique du premier ministre fait peut être partie d’un dur compromis à la tête du Parti mais personne n’en sait rien au juste. Plusieurs dirigeants de banques ont été arrêtés, dont un appartenant à l’entourage du Premier ministre. Le taux d’expansion économique devra être de 6,5% au quatrième trimestre, a dit Dung, pour que le taux de croissance annuel soit de 5,2% en 2012, conformément à ce qui avait été prévu.

 

3.    26.10.2012 Le Vietnam pose officiellement sa candidature au Conseil des droits de l’Homme de l’ONU

 AVI 26.10.201 (texte d’origine, sans correction)

 Désireux de conjuguer ses efforts à ceux de la communauté internationale dans la protection des droits de l'Homme, le Vietnam a posé officiellement sa candidature au Conseil des droits de l'Homme de l'ONU pour le mandat 2014-2016. 

Cette candidature exprime non seulement la détermination et la responsabilité du Vietnam avec d'autres pays dans le respect des droits de l'Homme, mais aussi son souhait de partager ses expériences en ce domaine. 

Les efforts et les acquis du Vietnam dans la garantie et la valorisation des droits de l'Homme dans les domaines civil, sociopolitique, économique, culturel... ont été reconnus et vivement appréciés de la communauté internationale. 

Au Vietnam, les droits de l'Homme sont clairement inscrits dans la Constitution et la loi. La garantie de ces droits est une politique constante du Parti et de l'Etat. La Constitution de 1992 dispose que tous les citoyens sont égaux devant la loi et ont des droits politique, économique et socioculturel. Le Programme du 11e Congrès national du Parti communiste du Vietnam a réaffirmé les engagements du Vietnam que sont de "respecter et de protéger les droits de l'Homme, en relation avec les droits et intérêts de la nation, du pays et au droit de maître du peuple". 


Le Vietnam a exécuté et exécute ses engagements en matière de promotion des droits de l'Homme par la mise en oeuvre de politiques dans lesquelles l'homme a un rôle central, notamment envers les pauvres ou d'investissement dans les secteurs les plus favorables pour sa population. 

Ces politiques ont permis de notables progrès de la lutte contre la pauvreté, le développement de l'éducation, la santé publique, la création d'emploi, l'amélioration des conditions de vie et du bien-être social des Vietnamiens. 

En cette conjoncture économique difficile dans le monde, le Vietnam s'efforce de maintenir une croissance de 6% qui est l'un des facteurs essentiels de l'application des droits fondamentaux des citoyens. 

Le gouvernement privilégie les réformes législative, administrative et judiciaire afin de s'assurer d'une plus grande effectivité des droits de la population tant sur le plan législatif que dans la pratique, y compris des droits de supervision de l'application de la loi et d'accès à l'information. Le développement économique, la garantie de la justice sociale et l'édification d'un Etat de droit sont les trois piliers de la stratégie nationale de développement. 

Sur le plan politique, au Vietnam, la population dispose des droits fondamentaux d'élire, de se présenter aux élections et de participer à la vie sociale comme à celle du pays. 


La garantie de la liberté des religions et des croyances est toujours respectée au Vietnam. Depuis la promulgation de l'ordonnance sur les religions et les croyances en 2004, la vie religieuse au Vietnam a connu une évolution positive. La population est libre de toute pratique dans la limite du respect des politiques sur les religions, de la loi de l'Etat et de l'ordre public. 

La Constitution du Vietnam affirme également que le citoyen a la liberté d'expression et de presse dans le cadre de la réglementation positive. Actuellement, le pays compte environ 17.000 journalistes ayant leur carte professionnelle, plus de 700 journaux imprimés, environ 70 radios et télévisions de ressort central comme local, plus de 80 journaux électroniques et des milliers de sites web... 

La presse bénéficie de plus en plus des droits de démocratie et d'une activité transparente, devenant un réel forum de valorisation du droit de maître du peuple comme de liberté d'expression de la population, laquelle est un outil important de la protection des intérêts sociaux, du contrôle et de la veille sur la mise en oeuvre des politiques et des lois de l'Etat, dont celles en matière de droits de l'Homme. 

Les Vietnamiens ont accès de plus en plus aux technologies de l'information modernes, en particulier d'Internet, afin d'élever leurs connaissances comme leur vie spirituelle. Le taux d'utilisateurs d'Internet au Vietnam a connu la plus forte croissance de toute l'Asie, 30,8 millions de personnes l'utilisant en octobre 2012. 

Au Vietnam, ceux qui exploitent la liberté de religions et d'expression pour s'opposer à l'administration, perturber l'ordre sociopolitique, porter atteinte à la sécurité nationale, saboter le bloc de grande union nationale et aller à l'encontre des intérêts du peuple, sont punis conformément à la loi. 


L'un des objectifs primordiaux de garantie des droits de l'Homme au Vietnam est d'améliorer continuellement la vie matérielle et spirituelle de la population. Après plus de 25 années de Renouveau, les Vietnamiens vivent dans un pays politiquement stable où la sécurité et l'ordre social sont assurés afin de pleinement bénéficer des acquis de l'oeuvre du Renouveau. 
Les infrastructures et moyens d'assurer le bien-être social se renforcent de plus en plus, contribuant notablement au développement socioéconomique du pays et constituant un soutien fiable pour les pauvres et autres groupes sociaux vulnérables. Les acquis enregistrés dans la lutte contre la pauvreté au Vietnam sont impressionnants et deviennent un exemple modèle pour nombre d'autres pays du monde. 

L’Etat a également appliqué plusieurs politiques en matière d’accès à l’éducation pour les enfants des ethnies minoritaires et des régions reculées. Le Vietnam est connu comme l’un des six premiers pays à avoir signé la convention sur l’élimination de toutes formes de discrimination à l'encontre des femmes. 

Actuellement, le Vietnam est le 40e des 188 pays du monde en termes de taux de femmes députées à l’Assemblée nationale. Avec ces efforts, le pays a achevé plus tôt que prévu plusieurs de ses Objectifs du Millénaire pour le développement et s'est engagé à atteindre prochainement ceux qui demeurent. 

Concernant l’application des politiques d’intégration au monde, en ce compris la promotion et la protection des droits de l’Homme, le Vietnam entretient actuellement des dialogues et coopérations avec ses partenaires internationaux. 

Au niveau régional, le Vietnam participe activement avec les autres nations de l’ASEAN au renforcement de l'activité de la Commission intergouvernementale de l’ASEAN des droits de l’Homme (AICHR). Sur le plan interrégional, il participe aux activités de l’ASEM afin de promouvoir les droits de l’Homme par l'intermédiaire de colloques et de conférences consacrés à ce sujet, et mène également des dialogues sur les religions et croyances. 

Au niveau mondial, le Vietnam participe activement aux travaux de la communauté internationale relatifs aux droits de l’Homme, au sein des des forums et organisations de l’ONU. 

Le pays soutient le renforcement de la coopération internationale en matière de droit de l’Homme sur la base du dialogue entre égaux, du respect et de la compréhension mutuelles ainsi que la non-ingérence dans les affaires internes d’autrui, dans le but commun de progresser et de mieux protéger les droits de l’Homme. 

A partir de ces acquis dans la garantie des droits de l’homme au Vietnam et du souhait de ce dernier de les renforcer avec d’autres pays, le Vietnam est tout à fait capable de contribuer au mieux aux tâches du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, pour la paix, la prospérité et l’égalité dans le monde. -AVI

 

 

http://fr.vietnamplus.vn/Home/Droits-de-l’Homme--le-Vietnam-souhaite-apporter-sa-part/201210/26002.vnplus

 

4.    30.10.2012 Comme pour le procès du 24 septembre 2012 des membres fondateurs du Club des journalistes libres, une centaine de policiers ont quadrillés le quartier du tribunal. Les condamnations sont lourdes. Faire quelques chansons anti-chinoises est un acte grave contre la sécurité de l’Etat ?

30 octobre 2012

Deux chansonniers vietnamiens condamnés à la prison pour «propagande contre l’Etat»

Viet khang, de son vrai nom Vo Minh Tri. - DR.

Deux compositeurs et paroliers vietnamiens ont été condamnés mardi à Ho Chi Minh-Ville, dans le sud du Vietnam, à quatre et six ans de prison pour «propagande contre l’Etat», a indiqué l’un de leurs avocats.

Viet Khang, de son vrai nom Vo Minh Tri, a été condamné à quatre ans ferme et Tran Vu Anh Binh à six ans, après un procès d’une demi-journée dans l’ex-Saïgon. Les deux hommes devront également endurer deux années de résidence surveillée à leur sortie de prison, a ajouté l’avocat.

Khang, 34 ans, est bien connu des internautes pour ses chansons Anh la ai? (Qui es-tu?), qui dénonce la répression par la police de militants anti-chinois, et Vietnam toi dau? (Où est mon Vietnam?), qui évoque un différend territorial entre Hanoï et Pékin et des questions sociales.

Binh, trente-sept ans, a lui écrit des chansons d’amour et d’autres patriotiques qui ont été interprétées par des chanteurs populaires du pays communiste. Le tribunal a refusé que les chansons soient diffusées à l’audience, selon l’avocat.

Les deux hommes avaient été arrêtés fin 2011 après le renforcement par le gouvernement de sa répression contre les mouvements anti-chinois. Les chefs d’accusation de propagande contre l’Etat et tentative de renversement du régime, passibles de vingt ans de prison, sont régulièrement utilisés contre les dissidents et les militants pro-démocratie dans un pays où le Parti communiste au pouvoir interdit tout débat politique.

Plusieurs organisations de défense des droits de l’Homme avaient appelé à leur libération juste avant le verdict. «C’est une façon grotesque de traiter les gens, juste pour écrire des chansons», a déclaré Rupert Abbott, d’Amnesty International, qualifiant les deux hommes de «prisonniers de conscience».

«D’abord les critiques, ensuite les blogueurs, puis les poètes, et maintenant les musiciens!», s’est de son côté emporté Phil Robertson, de Human Rights Watch, dénonçant la «répression croissante contre la liberté d’expression».

De nombreux manifestants, militants anti-corruption, blogueurs et autres militants pro-démocratie sont détenus dans le pays, dans des cas décrits par les défenseurs des droits de l’Homme comme des affaires de répression politique.

Fin septembre, trois célèbres blogueurs vietnamiens avaient été condamnés à de lourdes peines pour «propagande contre l’Etat», provoquant de vives protestations notamment des Etats-Unis et de l’Union européenne.

(AFP)

En lisant le compte-rendu confession du Secrétaire général du Parti communiste vietnamien à l’issue du 6e plénum, ainsi que la demande du Vietnam de participer au Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU on est d’abord surpris par l’étrangeté de cette attitude : Nous sommes incapables de diriger le pays, nous avons commis de graves erreurs, mais le Parti doit se serrer les rangs, les responsables du Bureau politique sont avertis, mais pas punis, tout le monde doit se tenir à carreaux, mais les pires ennemis de la Nation sont les blogueurs et les auteurs de chansons qui menacent la sûreté de l’Etat et ils doivent être lourdement punis pour avertir tous les autres. En fin de compte, nous sommes des auteurs d’une nouvelle ligne de Droits de l’Homme.

Il est hors de question de nous moquer de l’absurdité apparente du comportement des dirigeants vietnamiens, cela ne sert strictement à rien de les traiter d’idiots, les rires, s’il y en a, doivent être de courte durée.

Essayons de décrypter les faits :

-         Premièrement, les lourdes condamnations sont un message adressé au peuple vietnamien : nous avons commis des erreurs mais nous ne partirons pas, le parti unique reste et restera. L’insulte proférée du colonel de la Police envers madame Dương Thị Tân (« Liberté mon cul ») reflète bien l’attitude des autorités envers ceux qui rêvent de la Liberté au Vietnam.

-         Deuxièmement : message au Chinois, nos différends sont des problèmes de gouvernants et non ceux de nos deux peuples (nous avons compris la démonstration éloquente des Chinois vis-à-vis des Japonais)

-         Troisièmement, message à l’Amérique et au monde occidental : d’un côté, malgré toutes nos crises économiques, les vôtres sont pires. Vous avez besoin de nous, économiquement pour votre stabilité intérieure et stratégiquement vis-à-vis de la Chine. La demande vietnamienne d’entrer dans la Commission des droits de l’Homme de l’ONU est une version à l’échelle planétaire de la fameuse phrase du colonel de la Police (Droits de l’Homme mon cul !)

Devant la menace chinoise, l’Amérique ferme les yeux sur les problèmes vietnamiens « internes ». Regardez ce qui se passe ailleurs ! Prenons le cas de la France par exemple, croyez-vous que les condamnations des compositeurs de chansonsViêt Khang et de Trần Vũ Anh Bình sont aussi importantes que le chômage, les impôts et même le mariage homosexuels ?

Alors, nous pouvons nous demander comment faire évoluer un tel système, contrer de tels dirigeants, sortir d’une telle situation mondiale de toutes les peurs ? Ultime chance : Revenir à l’innocence (la dernière arrêtée par ce régime atroce, Nguyễn Phương Uyên n’a que 20 ans), à la foi naïve, belle et inébranlable d’une jeune femme d’une trentaine d’années, Phạm Thanh Nghiên, qui déclare, après 3 années de vie enlevées par ses bourreaux : « Aucune raison de ne pas continuer la lutte ». Et bien sûr, ce ne sont pas des seuls cas, on peut en citer d’autres.

 Pham Thanh Nghiên 
                       Nguyễn Phương Uyên

 

Bùi Xuân Quang 





 




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