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Edito
Innocence
et cynisme
Le point de la situation politique : Le gouvernement de Hanoï a
une carte maîtresse dans ses rapports ambigus avec les
Etats-Unis. Ces derniers ont besoin du Vietnam pour contenir
l’expansion chinoise en Asie orientale. Les droits de l’homme,
la liberté, la démocratie (pour le Vietnam) ne pèsent pas lourd
malgré les déclarations officielles américaines. C’est une
question de priorité.
Ainsi, Hanoï peut donner libre cours à la répression des
contestataires.
Comme l’arrestation du blogueur Trương Minh Nhất :
http://fr.rsf.org/vietnam-truong-duy-nhat-je-ne-suis-pas-un-27-05-2013,44680.html
Comme les deux procès qui ont défilé à grande vitesse en ce mois
de mai.
Mais un seul fait met Hanoï en difficulté : le jeune âge de ses
principaux opposants qui sont éliminés avec brutalité.
Procès des huit jeunes chrétiens :
http://fr.rsf.org/vietnam-cinq-blogueurs-lourdement-23-05-2013,44665.html
http://eglasie.mepasie.org/asie-du-sud-est/vietnam/2013-05-22-huit-jeunes-chretiens-juges-en-appel-par-le-tribunal-populaire-du-nghe-an-pour-tentative-de-renversement-du-pouvoir-populaire

Procès de deux étudiants dans le Sud.
Ci-dessous les deux étudiants arrêtés :

Nguyên Phưong Uyên (21 ans) et Dinh Nguyên Kha (25 ans)
http://eglasie.mepasie.org/asie-du-sud-est/vietnam/2013-05-16-lourdes-peines-de-prison-infligees-a-deux-jeunes-accuses-d2019avoir-fonde-un-groupe-de-ab-jeunes-patriotes-bb
Celle qui est le symbole de cette résistance, qui en porte haut
le drapeau, est certainement Nguyên Phương Uyên. Uyên est très
jeune, 21 ans, elle a le visage de l’innocence et elle se
déclare haut et fort, avec Đinh Nguyên Kha, en opposition contre
le Parti communiste vietnamien.
Réaction de la mère de Nguyên Phương Uyên après la condamnation
de sa fille (en vietnamien) :
http://www.nguoiviettv.com/?p=2312
Chers amis, regardez bien Phương Uyên et Nguyên Kha lors de leur
procès, regardez bien la mère de Phương Uyên après la
condamnation de sa fille : vous qui pensez peut-être que la
civilisation occidentale a commencé avec Antigone, « se
sacrifier pour la justice », ne trouvez vous pas que notre
Phương Uyên a un petit air d’Antigone ?
Paris 31.05.13 BXQ
Annexe : photos et plaidoirie de Me Ha Huy Son, avocat de Phương
Uyên.



Plaidoirie de Me Ha Huy Son
pour la défense de Nguyên Phuong Uyên
devant le Tribunal populaire de Long An,
le 16 mai 2013
(traduit du vietnamien par Vietnam Infos à partir du texte
mis en ligne sur le site « Bauxite Vietnam »).
Messieurs les membres du jury,
Je suis l’avocat Ha Huy Son, du cabinet juridique TNHH Ha Son
(barreau de Hanoï), chargé d’assurer la défense de Nguyên Phuong
Uyên. Voilà le point de vue que je défendrai dans ma plaidoirie
:
I. Sommaire de l’affaire :
Nguyên Phuong Uyên est née le 12 octobre 1992. Elle est
étudiante de deuxième année à l’Institut universitaire d’études
agroalimentaires de Ho-Chi-Minh-Ville. Son adresse familiale est
la suivante : Hameau de Lân Giang, commune de Ham Tri, district
de Ham Thuân Bac, province de Binh Thuân. Son adresse
personnelle : 9, rue Duong Duc Hiên, quartier Tây Thanh,
arrondissement de Tân Phu, Ho Chi Minh-Ville.
Niveau d’études :12/12.
Poursuivie en justice en raison de l’article 88 paragraphe 1,
alinéa c, du code pénal de 1999,2000.
Article 88.
Délit de propagande contre l’État de la République socialiste du
Vietnam.
1. Quiconque commet une des actions suivantes en vue de
s’opposer à l’État de la République socialiste du Vietnam
encourt une peine de 3 à 12 ans de prison.
A) Diffuser une propagande calomniant et diffamant le pouvoir
populaire.
B) Propager des thèses relevant de la guerre psychologique,
lancer des fausses nouvelles pour créer le désordre dans la
population.
C) Produire, receler et faire circuler des documents et objets
culturels dont le contenu s’oppose à l’État de la République
socialiste du Vietnam.
Décision de l’ouverture des poursuites : N° 01, le 19
octobre 2012.
Décision de l’inculpation : N° 03, le 19 octobre 2012 contre
Nguyên Phuong Uyên, arrêtée le 19 octobre 2012.
Conclusions de l’enquête N° 01/ANTD, du 26 février 2013, menée
par les services d’enquête de la Sécurité publique de Long An,
province de Long An : « Affaire de propagande contre l’État
de la République socialiste du Vietnam, ouverte le 19 octobre
2012, dans laquelle sont impliqués Dinh Nguyen Kha et ses
complices ».
Acte d’accusation N° 31/QD/KSDT du 6 mars 2013, Parquet
populaire de la province de Long An.
II. Les actes incriminés :
Le premier fait, vers le milieu du mois d’août 2012 :
1. Au sujet du drapeau jaune à trois raies rouges.
Sur une feuille de papier blanc A4 coloriée avec des feutres
jaunes et rouges, Uyên a dessiné un drapeau. Sous celui-ci, elle
a noté avec un crayon noir les lignes ci-dessous :
-1890-1920, drapeau du Dai Nam depuis le roi Thanh Thai jusqu’au
roi Khai Dinh.
-1948 – 1975, drapeau de la nation vietnamienne. (Voir la page
03 de l’acte d’accusation).
1.1. « Encyclopédie libre Wikipedia : « Le drapeau de la
République du Vietnam, aussi appelé drapeau jaune à trois raies
rouges a été utilisé par le roi Bao Dai en 1948. Ce fut le
drapeau de la nation vietnamienne (contrôlée par les Français au
nord et au sud) de 1949 à 1955. C’est en 1890 que le drapeau
jaune à trois raies rouges fut créé et utilisé la première fois
comme drapeau national (drapeau du Dai Nam 1890-1920). Selon
l’histoire, il s’agit là du drapeau de nos ancêtres, utilisé
ensuite par la République du Vietnam, tout comme l’appellation
«Viêt Nam » nous a été laissée par nos ancêtres. Il ne s’agit
donc pas du symbole de forces réactionnaires quelconques. Phuong
Uyên ne l’a donc pas inventé ; elle n’a ni calomnié, ni diffamé
le pouvoir populaire. Car il s’agissait d’une réalité historique
existant bien avant la République socialiste du Vietnam (qui est
née en 1976).
1.2. Il n’existe aujourd’hui aucun texte législatif qui
interdise de peindre et d’afficher le drapeau jaune à trois
raies rouges dans un lieu public.
1.3. L’article 69 de la Constitution de 1992 stipule : « Le
citoyen a droit à la liberté d’expression ». Le paragraphe 2
de l’article 19 du Pacte international relatif aux droits civils
et politiques de 1976 (le Vietnam y a adhéré en 1982) affirme :
« Toute personne a droit à la liberté d'expression; ce droit
comprend la liberté de rechercher, de recevoir et de répandre
des informations et des idées de toute espèce, sans
considération de frontières, sous une forme orale, écrite,
imprimée ou artistique, ou par tout autre moyen de son choix ».
L’article 19 de la Déclaration des droits de l’homme des Nations
unies de 1948 ajoute ceci : «Tout individu a droit à la
liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de
ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de
recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les
informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce
soit ».
Cette action non-violente ne viole donc pas la loi ; elle ne
s’oppose pas à l’Etat de la République socialiste du Vietnam et
donc elle n’est pas en infraction avec l’article 88, paragraphe
1, alinéa c du code pénal vietnamien.
2. Quant à la phrase écrite par Uyên sur deux pans de tissu
blanc avec son doigt trempé dans son sang mélangé à de l’eau, il
faut remarquer ceci : sur un des pans, elle diffamait le parti
communiste vietnamien et sur l’autre, elle était désagréable à
l’égard de la Chine. Au bas des deux pans, il y avait écrit ce
qui est rapporté à la page 33 de l’acte d’accusation.
2.1. Le parti communiste vietnamien et l’État de la République
socialiste du Vietnam sont deux choses différentes. On ne peut
donc pas considérer que diffamer le parti, c’est aussi diffamer
l’État. On ne peut conclure cela de l’article 88 du code pénal.
Par ailleurs, celui-ci ne contient aucun délit de « propagande
contre le parti communiste vietnamien ».
2.2. Sur un pan du tissu blanc il était écrit : « Chine, fiche
le camp de la mer orientale ! ». Cela fait partie du droit du
citoyen, inscrit à l’article 77 de la Constitution de 1992 :
« Défendre sa patrie est le devoir le plus sacré du citoyen et
son droit le plus précieux ». Du point de vue historique et
selon la loi internationale, la Chine ne jouit pas de la
souveraineté sur la mer orientale. La Chine a envahi les
archipels Hoang Sa et Truong Sa du Vietnam. Protester contre
cette invasion est un comportement patriotique et ne peut être
tenu pour un délit.
2.3. Les initiales «TH :TTYN » n’ont pas de signification.
3. Au sujet du dessin : Uyên a composé un dessin représentant un
agent de la Sécurité de grande taille, tenant dans sa main une
matraque dirigée vers une rangée de personnes. Sur le haut du
tableau est inscrit : « Liberté démocratique ». Au bas du
tableau, les initiales «TH : TTYN ».
3.1. L’injustice, la corruption, l’absence de démocratie dans la
société sont des fléaux qui sévissent en de nombreux endroits. À
plusieurs reprises, le parti et l’État l’ont reconnu
ouvertement. Dans les années récentes, dans beaucoup de cas, les
agents de la Sécurité ont frappé des personnes et en ont tué
certaines. Ce qui a provoqué beaucoup de mécontentement à
l’intérieur de la société. C’est pour cette raison que Phuong
Uyên a dessiné ce tableau, non pas pour calomnier ou diffamer
mais pour refléter une part de la réalité sociale.
Naturellement, à côté de cela, il existe de nombreuses belles
images des cadres et des combattants de la Sécurité publique.
3.2. Comme je l’ai dit plus haut, tout cela fait partie du droit
du citoyen à exprimer son point de vue.
Deuxième série de faits, le
3 octobre 2012 et le 8 octobre 2012.
Phuong Uyen s’est contenté de faire de la petite monnaie pour
Kha et n’était pas au courant de ce qui était inscrit sur les
tracts.
Le paragraphe 2 de l’article 63 du code des procédures pénales
intitulé « ce qui doit être démontré dans un procès pénal ».
stipule : « Lors de l’enquête, des poursuites et du jugement
dans une affaire au pénal, les organes d’enquête, le Parquet et
le Tribunal doivent apporter la preuve de l’identité de l’auteur
du délit, de l’existence du délit ou de sa non-existence,, d’une
intention délibérée ou non de la responsabilité ou non
responsabilité pénale, et encore de la nature du but et du motif
du délit. ».
1. Le procès-verbal de mise sous séquestre des pièces et
documents datés du 10 octobre 2012 (dossier 55) porte les lignes
suivantes : « Mise sous séquestre d’environ 650 tracts appelant
« la jeunesse vietnamienne à se lever pour s’opposer à la Chine
». On ne peut considérer qu’il s’agit là d’une «propagande
contre l’État de la République du Vietnam».
2. Le procès-verbal de l’interrogatoire de Phuong Uyên du 23
novembre 2012 (dossier 730) nous apprend que les propos
diffamatoires de Phuong Uyên contre le dirigeant Ho Chi Minh
constituent une « propagande contre l’État de la République
socialiste du Vietnam ». Cela n’est pas juste car «Ho Chi Minh»
n’est pas synonyme de « État de la République socialiste du
Vietnam ». En outre, Ho Chi Minh est décédé en 1969 et ce n’est
qu’en 1976 que l’État de la République socialiste du Vietnam a
vu le jour.
3. Bien que les conclusions de l’enquête ne l’aient jamais
mentionné, l’acte d’accusation du Parquet affirme que, à la
suite des actions de Phuong Uyên, citées ci-dessus, Nguyên Thiên
Thanh avait encore en tête un plan d’opposition à l’État de plus
grande envergure : une distribution de tracts, appelée «
Campagne des petit billets ». Cela aurait augmenté la gravité de
l’affaire. Mais aucune preuve n’a été apportée pour le
démontrer. Quelle aurait été la nature de ce plan de campagne ?
Cette conjecture est au désavantage des accusés - ce qui viole
l’article 64 du code des procédures pénales et déforme la vérité
objective de cette affaire, en violation de l’article 10 du code
de procédures pénales.
4. La diffusion de tracts par Kha et Uyên, le 10 octobre 2012,
depuis le port sur An Suong (commune de Ba Diêm, district de Hoc
Môn, Ho Chi Minh-Ville).
C’était la première fois que, par l’intermédiaire de Nguyên
Thiên Thanh, les deux jeunes gens se rencontraient et agissaient
ensemble sans s’être distribués les rôles auparavant. Il ne
s’agit donc pas d’une action organisée.
III. Les violations des
procédures pénales.
1. Les services responsables des procédures n’ont pas précisé
sur quel territoire avaient été créé le site d’information
électronique de « Jeunesse patriote », à quelle époque
précise les images comme « l’acte d’accusation » ont été
mises en ligne. Cela est une violation du paragraphe 1 de
l’article 63 du code de procédures pénales qui prescrit que l’on
doit apporter des preuves pour établir :
« L’existence ou la non-existence du délit, le moment, le
lieu et les circonstances dans lesquelles il a été commis. »
Quel était l’administrateur du site d’information électronique «
Jeunesse patriote » ? Cette omission est en infraction avec le
paragraphe 2 de l’article 63 du code de procédures pénales qui
précise qu’il faut apporter
des preuves pour établir :
« la nature et le niveau des dommages causés par le délit
».
La responsabilité de la mise en ligne d’un fichier d’images sur
le site d’information électronique « Jeunesse patriote »
est assumée par son administrateur. Nguyên Phuong Uyên n’est
donc pas responsable de la diffusion et de la propagation de ces
images.
2. Il n’existe aucune preuve montrant que le site « Jeunesse
patriote » existe vraiment - ce qui est en infraction avec
le paragraphe 1 de l’article 64 du code de procédures pénales
qui stipule :
« Les preuves sont des faits réels rassemblés dans l’ordre et
la forme prescrite par le code, utilisés par les organes
d’enquête, le Parquet et le Tribunal comme fondements pour
établir s’il y a ou non un délit ou un crime, quel est leur
auteur ainsi que pour déterminer les autres éléments nécessaires
à une juste solution de l’affaire ».
3. Les organes d’enquête n’ont pas apporté de preuves
identifiant l’ordinateur à partir duquel Phuong Uyên aurait
envoyé son fichier d’images ou révélant la date de cet envoi.
Sur ce sujet, il n’existe que les déclarations de Phuong Uyên
elle-même.
4. Les procès-verbaux des interrogatoires du 23 novembre 2012
(dossier 729) et du 9 janvier 2013 (dossier 738) ont été
imprimés à partir de l’ordinateur pour que Phuong Uyên puisse
les signer.. C’est une infraction au paragraphe 1 de l’article
95, « les procès-verbaux » du code de procédures pénales
qui stipule : « Lorsque l’on mène des procédures, il est
obligatoire d’établir le procès-verbal selon le modèle stipulé
uniquement ».
Le Dossier 38 « Proposition d’examen de la ratification d’une
inculpation » du 10 octobre 2012 émane de l’organe d’enquête
de la Sécurité provinciale de Long An, vise Phuong Uyên et est
envoyé au Parquet populaire de la province de Long An. Il y
manque le numéro d’ordre de l’inculpation. Il s’agit une
infraction aux procédures pénales.
IV. Les fondements de la
présomption d’innocence.
5. Après avoir étudié le dossier de l’affaire et avoir rencontré
Phuong Uyên, je constate que Phuong Uyên est la victime de
Nguyên Thiên Thanh, une personne qu’elle n’a jamais rencontrée.
Les organes d’enquête de la sûreté n’ont pas pu l’arrêter. Ils
n’ont pas pu non plus déterminer quelle était la nature de son
organisation « Jeunesse patriote ». Ne s’agissait-il pas tout
simplement d’un piège destiné à attirer les jeunes étudiants
éprouvant de la ferveur pour leur patrie, comme Phuong Uyên et
d’autres jeunes gens. À mon point de vue, le procès de Dinh
Nguyên Kha et de Nguyên Phuong Uyên aura pour conséquence de
détourner l’attention des étudiants vietnamiens de notre
souveraineté nationale sur les îles de la mer orientale et de
les écarter de la lutte à mener contre la corruption dans la
société. Cela portera tort à la défense de notre souveraineté
sur le territoire national.
6. Les phénomènes négatifs et la corruption se répandant chaque
jour davantage dans notre société et provoquent l’indignation.
La faute en est à un certain nombre de cadres de l’appareil
d’État. Cela n’a pas été sans conséquence sur le moral de Phuong
Uyên, une jeune étudiante sincère qui, à la vue de cet état de
choses, a réagi négativement à l’égard de l’appareil d’État, une
réaction psychologiquement explicable. Les violations de la
souveraineté nationale, les meurtres des pêcheurs vietnamiens
par les autorités chinoises se sont multipliés au cours des
années récentes. Ayant été éduquée par l’école à la
responsabilité et à l’amour de la patrie, Phuong Uyên, une
vietnamienne authentique, a protesté contre la Chine. (Article
16 paragraphe 1, alinéa d du code pénal).
7. Phuong Uyên a sincèrement collaboré avec l’organe d’enquête
comme l’affirme la page 11 des conclusions d’enquête N° 1/ANDT –
26 février 2013 – de l’organe d’enquête de la Sécurité
provinciale de Long An. Elle a volontairement remis les pièces à
conviction – voir le procès-verbal de mise sous séquestre et
d’inspection des documents du 14 octobre 2012 (dossier 752-755)
établi par l’organe d’enquête (article 46, paragraphe 1, alinéa
p du code pénal).
8. Le 19 et 20 octobre 2012, Phuong Uyên a affiché un drapeau
jaune, l’inscription « Chine, fiche le camp de la mer
d’Orient ! » et un dessin humoristique près de chez elle sur
le territoire de la commune de Ham Tri, Ham Thuân Bac, province
de Binh Thuân. C’est une région de campagne pauvre. Les gens
sont peu instruits et peu ont remarqué les inscriptions qui sont
restées sans grande influence.
9. Phuong Uyên a été poursuivie en justice en vertu de l’article
88 du code pénal : «… Pour avoir recelé, diffusé… », Mais
il n’y a pas eu recel du moindre document.. Selon le
procès-verbal de mise sous séquestre des pièces à conviction et
d’inspection des documents du 14 octobre 2012 (dossier 752-754),
les fichiers d’images détenues par l’organe d’enquête ont été
reproduits à partir d’une carte mémoire, imprimés sur papier et
l’on a obligé Phuong Uyên à les certifier.
10. Phuong Uyên n’a aucun antécédent judiciaire ; elle n’a été
frappée d’aucune sanction administrative.
11. C’est une étudiante participant positivement aux activités
sociales de l’institut universitaire agroalimentaire de
Ho-Chi-Minh-Ville.
12. Elle est aimée de toutes ses camarades étudiantes. Dans sa
famille, c’est une enfant obéissante.
V. Au point de vue civil :
Selon le procès-verbal de la mise sous séquestre des pièces à
conviction et d’inspection des documents du 11 octobre 2012
(dossier 752-755), Phuong Uyên a spontanément remis les pièces à
conviction. Nous proposons au Tribunal de lui rendre :
1. la carte mémoire de l’appareil photo de marque « Transcend HC
4GB » car elle ne contient aucune information et document en
rapport avec l’affaire de la diffusion des tracts.
2. La carte mémoire du téléphone mobile de marque « micro 256MB
parce qu’elle ne se connecte pas avec l’ordinateur.
3. Le téléphone mobile de marque Nokia 6131 car qui ne se
connecte pas avec la carte mémoire.
VI. Conclusion.
Messieurs les juges, selon l’acte d’accusation établi par le
Parquet, les activités de Nguyên Phuong Uyên n’ont eu aucune
conséquence pour la société,. Elles n’ont pas eu pour motif et
objectif l’opposition à l’État de la République socialiste du
Vietnam. Elles reflètent seulement l’indignation personnelle
devant la situation du pays et la volonté d’appeler les jeunes
étudiants à prendre conscience et à se sentir responsable de la
défense de la souveraineté nationale. Les activités de Nguyên
Phuong Uyên ne relèvent pas de la responsabilité pénale. C’est
pourquoi je propose au jury de prononcer un jugement équitable
et de déclarer Nguyên Phuong Uyên innocente.
Je vous remercie de votre attention.
Long An, le 16 mai 2013
Le défenseur : Me Ha Hui Son
Bui Xuan Quang
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3 May 2013
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Hai Phong : la famille de Doan Van Vuon condamnée
pour avoir résisté les armes à la main à son expropriation
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NETIZEN
AWARD 2013
Reporters Without Borders
Awards Vietnamese blogger Huynh Ngoc Chenh
Read online :
http://en.rsf.org/reporters-without-borders-awards-07-03-2013,44178.html
Watch the video :
www.youtube.com/netizen2013
Eglises d'Asie, 13
février 2013
Benoît XVI et l’Asie
Eglises d'Asie, 13 février 2013 – Lorsque la nouvelle de la
renonciation du pape Benoît XVI à son pontificat est tombée
lundi 13 février, l’Asie sinisée était en plein dans la pause du
Nouvel An lunaire, consacrée aux réunions familiales. La
composante hindoue de l’Asie du Sud vivait quant à elle le très
suivi pèlerinage de la Mela Kumbh Mela. Toutefois, partout en
Asie, où, à l’exception des Philippines et du Timor-Oriental,
les catholiques forment de petites minorités, l’information a
été largement reprise et diffusée. …
Pour lire la suite, cliquez sur le lien suivant :
http://eglasie.mepasie.org/divers-horizons/2013-02-13-benoit-xvi-et-l2019asie
Eglises d'Asie, 13 novembre 2012
Au mois de mai dernier, la
commission ‘Justice et paix’ avait publié un premier rapport
critique sur divers aspects de la situation du Vietnam actuel.
Depuis, la situation s'est encore détériorée dans tous les
domaines, qu'il s'agisse du secteur politique, économique,
financier, international ou social ...
... pour lire la suite, cliquer sur le lien ci-après :
http://eglasie.mepasie.org/asie-du-sud-est/vietnam/pour-approfondir-justice-paix-et-droits-de-lhomme-dans-la-societe-vietnamienne-daujourdhui
REPORTERS SANS
FRONTIÈRES
2013 World Press Freedom Index - 01.30.2013
Lire le rapport :
cliquez ici
Télécharger la carte de la liberté de la
presse :
cliquez ici
Voir tous les rapports et le classement :
http://fr.rsf.org/press-freedom-index-2013,1054.html
Prix du Reporter de Rue
mai
2013 - 19ème prix
Chúng tôi hân hạnh thông báo/ Nous avons le plaisir d'annoncer
que
tài liệu phóng sự dã ngoại 5/5/2013 tại Sài Gòn (ảnh Hoàng Vi và
gia đình bị thư ơng sau khi bị công an đánh đập dã man)/le
reportage vidéo et photos du Pique-nique des Droits de l’homme à
Saïgon le 5/5/2013 (photos de Hoang Vi, sa mère et sa sœur
blessées après avoir été agressées par la Police)
http://danlambaovn.blogspot.fr/2013/05/human-rights-picnic-follow-up-report.html#more
và
tài liệu phóng sự dã ngoại 5/5/2013 tại Hà Nội/les interviews
des participants au Pique-nique des Droits de l’homme du
5/5/2013 à Hanoï
http://danlambaovn.blogspot.ca/2013/05/video-toan-canh-buoi-da-ngoai-trao-oi.html#.UYk9-LUqY1J
đoạt giải Phóng Viên Vỉa Hè 19 do Viet Nam Infos sáng lập
(www.vninfos.com)/ ont été choisis pour le 19e Prix du Reporter
de Rue créé par Vietnam Infos
Mỗi nhóm sẽ nhận 2 000 000 VNĐ / Chaque équipe recevra 2 000 000
VND
Hai vidéos đã ghi lại một sự kiện lịch sử, diễn tả được sự nhận
thức của người tham dự dã ngoại và sự đàn áp tàn nhẫn của Công
an.
Les deux vidéos ont réussi à capter un fait historique, la prise
de conscience des jeunes qui aspirent à la liberté et les
preuves des agressions de la Police.
Giải Phóng Viên Vỉa hè do Viêt Nam Infos sáng lập ngày 8 tháng
tư 2011 (5 năm 8406) với mục đích khuyến khích tinh thần trách
nhiệm công dân.
Rappel : Le Prix du Reporter de Rue a été créé par Vietnam Infos
le 8 avril 2011 (les 5 ans du Bloc 8406) dans le but
d’encourager des témoignages pris sur le vif de l’actualité
vietnamienne (vidéos ou photos)
le montant total du 19e prix est de 4 000 000 VND (200 $ US)
Merci de votre soutien.
Chers amis, voici les listes
des
PRIX DU REPORTER DE RUE
(1 à 12)
(13 à18)
(mise à jour prochaine)
Plus que jamais
soutenez
l'AFVE Association France-Vietnam d'Entraide
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