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Directive du bureau politique relative à la mission à accomplir auprès des vietnamiens d'outre-mer

Le 26 mars 2004, le Bureau Politique a publié la Directive N° 36-NQ/TU portant sur la mission auprès des Vietnamiens vivant à l’étranger. Il y est clairement spécifié que «la mission auprès des Vietnamiens résidant à l’étranger doit manifester pleinement la tradition de la grande union nationale». On lira ci-dessous le texte complet de la Directive.


I – Situation actuelle et action récente vis-à-vis des Vietnamiens de l’étranger 

1. On compte aujourd’hui environ 2,7 millions de Vietnamiens établis dans quelque 90 pays et régions territoriales, parmi lesquels plus de 80% vivent dans les pays à développement industriel avancé. Au fil du temps la plupart de nos compatriotes se sont adaptés à leur nouvelle vie et intégrés aux sociétés locales ; ils ont une place reconnue dans la vie économique, politique et sociale de leurs pays de résidence, ce qui a des incidences à des degrés divers sur les relations entre ces pays et le Vietnam. Outre cette composante principale, on a vu ces dernières années des centaines de milliers de Vietnamiens expatriés pour raisons de travail, d’étude, de stage de perfectionnement ou de recouvrement familial, formant ainsi de nouvelles communautés dans un certain nombre de pays.


La communauté vietnamienne de l’étranger possède un potentiel économique indéniable, elle entretient des relations avec nombre d’entreprises et organismes économiques aux niveaux national et international, elle a la faculté d’identifier les objectifs prioritaires et de servir de pont aux entreprises et organismes à l’intérieur du pays. Elle compte en son sein de nombreux éléments ayant un niveau d’étude et de spécialisation élevé ; certains d’entre eux occupent des positions importantes dans des unités de recherche et centres de formation comme dans des entreprises et organismes internationaux, avec la capacité de nouer des relations entre les organismes économiques et scientifiques à l’intérieur du pays avec ceux de leurs pays de résidence.


Bien que vivant loin de la Patrie, nos compatriotes ce cessent de nourrir et de développer l’esprit patriotique, de porter haut les traditions culturelles nationales qu’ils ont à cœur de sauvegarder, et d’avoir le regard fixé sur leurs origines en manifestant leur attachement à la famille, aux ancêtres et au pays natal. Nombre d’entre eux ont déjà apporté des contributions non négligeables sur les plans moral et matériel, voire ont versé leur sang pour la cause de la libération nationale et de la réunification du pays. Les grandioses réalisations de notre peuple dans l’œuvre de renouveau et de développement économique, culturel et social pour maintenir la stabilité socio-politique et élever la position de notre pays sur le plan international ne peuvent que renforcer le sentiment de fierté nationale et l’esprit patriotique chez nos compatriotes de l’étranger. Dans leur grande majorité ils approuvent l’oeuvre de renouveau et la politique de grande union nationale engagées par le Parti et l’Etat, aspirent à l’avènement d’un pays fort et prospère, à l’égal des nations de la région et dans le monde. Un grand nombre sont déjà rentrés pour rendre visite au pays et à leurs familles, pour investir dans des entreprises, participer à des oeuvres de coopération scientifique, industrielle, éducative, culturelle, artistique, sportive, sans parler des œuvres humanitaires et charitables… Tels sont l’état d’esprit et l’orientation essentielle de la communauté vietnamienne de l’étranger.


Toutefois des Vietnamiens vivant dans un certain nombre de pays rencontrent encore des difficultés dans leur vie quotidienne, ne bénéficient pas d’un statut bien défini, voire sont victimes de discrimination en certains endroits. Certains de nos compatriotes, soit faute de pouvoir constater de visu les réalisations intervenues depuis l’avènement du Renouveau, soit par préjugé ou complexe, ne saisissent pas la situation exacte du pays. Quelques-uns, allant à l’encontre des intérêts supérieurs de la nation, s’évertuent à s’opposer à notre peuple et à saboter les liens de coopération entre leurs pays de résidence et le Vietnam. L’esprit de solidarité, d’attachement et d’entraide entre membres d’une même communauté laisse à désirer, comme font défaut les efforts pour préserver et développer les nobles traditions culturelles de la nation. La sauvegarde de la langue maternelle et du caractère national chez les jeunes générations rencontre des difficultés. Les besoins d’échanges culturels entre la communauté expatriée et la patrie, comme le maintien et le développement de la langue maternelle au sein de la communauté sont immenses et deviennent pressants, mais ne sont pas satisfaits à leur juste mesure. Les contributions des compatriotes expatriés à la construction du pays, en particulier sur le plan intellectuel, ne sont pas à la hauteur de leur potentiel.


2. Notre Parti et notre Etat ont toujours considéré la communauté des Vietnamiens d’outre-mer comme un organe inséparable de la communauté nationale du Vietnam. Maintes fois par le passé ils ont préconisé des politiques d’ouverture accompagnées de mesures concrètes pour faciliter le retour au pays de compatriotes désireux de rendre visite à leurs familles, investir, faire des affaires ou démarrer des activités de coopération scientifique, industrielle, culturelle et artistique. Cette politique a fait l’objet d’une véritable mise à jour et a atteint des résultats appréciables tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. L’action d’information et d’animation culturelle a été progressivement renforcée au niveau des médias, notamment par la radio, la télévision et Internet. Le concours des organes compétents – le Front patriotique, les autorités locales et les organismes officiels du Vietnam à l’étranger – a été tout à fait positif.


Cependant ces différentes politiques et mesures n’ont pas encore été bien approfondies et pleinement réalisées. La réflexion et la stratégie ne sont pas en phase avec l’évolution du monde. La protection des intérêts légitimes des compatriotes d’outre-mer n’a pas encore reçu l’attention qu’elle mérite. Les politiques préconisées jusqu’ici manquent d’homogénéité et ne manifestent pas pleinement l’esprit de la grande union nationale, comme fait encore défaut une forte incitation des candidats au retour pour le développement du pays. De même il n’existe pas de mécanisme adéquat pour une information ciblée et complète sur la situation du pays et la politique d’encouragement au retour préconisée par le Parti et l’Etat. Les formes d’action souffrent encore de sclérose et ne sont pas assez variées et attrayantes pour mobiliser et rassembler la masse de nos compatriotes autour d’activités utiles à la communauté d’outre-mer et au pays. On ne s’est pas assez préoccupé d’identifier et d’encourager les éléments positifs, de récompenser et de mobiliser ceux se sont distingués par leurs réalisations.


La cause essentielle de ces lacunes et manquements vient de ce que les divers échelons, secteurs et organisations au sein du peuple ne sont pas encore pleinement conscients de l’importance des directives du Parti en la matière, et que de nombreux cadres et dirigeants à divers niveaux n’accordent pas l’intérêt qui convient à cette mission pour y consacrer un effort suivi et activer sa réalisation. La coordination entre les ministères et les services compétents, le pouvoir central et les autorités locales, les instances de l’intérieur et celles de l’extérieur, souffre d’une faiblesse certaine, tandis que les organismes consacrés au travail en milieu expatrié manquent de consistance faute de budget suffisant.


II – Ligne directrice et orientation de la mission pour les prochaines années


1. La mission orientée vers les Vietnamiens d’outre-mer doit réaliser pleinement l’idéal de la grande union nationale. Une telle union repose essentiellement sur la conscience nationale et l’amour de la patrie. La fierté de tous les Vietnamiens se fonde sur un objectif commun qui consiste à consolider l’indépendance nationale et à sauvegarder l’unité de la patrie au service d’un peuple prospère, d’un pays puissant, d’une société juste, démocratique et civilisée. Il faut abandonner tout complexe et préjugé, effacer le passé en renonçant à toute discrimination de classe ; au contraire, susciter un esprit d’ouverture, de respect, de sympathie et de confiance mutuelle pour regarder ensemble vers l’avenir. Tout Vietnamien, quelque soient son origine ethnique, religieuse, familiale, sociale et la raison de son expatriation, s’il désire apporter sa contribution à la réalisation de l’objectif ci-dessus est bienvenu dans le bloc de la grande union nationale.


2. La communauté vietnamienne d’outre-mer est un organe inséparable de la communauté nationale du Vietnam, une source d’énergie et un facteur humain important, indispensable pour renforcer les liens d’amitié et de coopération entre notre pays et le monde. L’Etat vietnamien a la responsabilité de négocier avec les Etats intéressés un cadre juridique adéquat, assurant à nos compatriotes des conditions de vie stables et protégeant leurs droits légitimes conformément aux lois, traités et conventions reconnus par le droit international.
Le Parti et l’Etat souhaitent ardemment et encouragent les Vietnamiens d’outre-mer à s’intégrer aux sociétés dans lesquelles ils vivent, à se conformer aux lois du pays, à s’efforcer de construire une vie honorable et prospère, en portant haut le respect de soi et la fierté nationale, à préserver la langue maternelle, la culture et la tradition nationale, à faire preuve de solidarité, d’entraide et d’amour fraternel, en cultivant leur attachement à la famille et au pays natal, en contribuant à renforcer les liens d’amitié et de coopération entre les pays de résidence et la patrie selon les capacités et les moyens que chacun peut apporter à l’œuvre de construction du pays, et enfin en combattant résolument tout ce qui va à l’encontre des intérêts supérieurs de la nation.


3. C’est pourquoi une mission auprès des Vietnamiens d’outre-mer doit être parfaitement coordonnée de façon à harmoniser, d’une part, les structures et politiques à mettre en oeuvre et, d’autre part, les efforts d’incitation et d’unification des activités à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Elle doit déployer des modes d’action variés et adapter ses activités aux différents objectifs et milieux visés en se basant sur le volontariat et sans se départir du respect des lois et coutumes des pays concernés.


4. La mission chez les Vietnamiens d’outre-mer relève de la responsabilité politique de l’Etat à tous les échelons comme de l’ensemble du peuple. Les diverses instances du Parti et de l’Etat, le Front patriotique et les organisations populaires, depuis les organes centraux jusqu’au niveau local, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, auront à cœur de mener à bien cette importante mission afin de développer la force de la grande union nationale pour le service de la construction et de la protection de la Patrie.


III – La mission essentielle


1. L’Etat crée toutes les conditions favorables pour permettre à nos compatriotes de s’adapter à leur nouvelle existence et de s’intégrer à la société du pays d’accueil tout en maintenant des liens étroits avec le pays natal. On peut notamment citer les actions suivantes :


Par le canal diplomatique, inciter fortement les autorités des pays concernés faciliter l’installation de nos compatriotes pour leur permettre de mener une existence normale ; prendre l’initiative des pourparlers avec divers pays pour aboutir à des accords nécessaires, notamment sur les plans consulaire et judiciaire afin de sauvegarder les justes intérêts de nos compatriotes et de les protéger contre les activités hostiles et discriminatoires. Faire diligence pour satisfaire les demandes de nos compatriotes relatives à la citoyenneté.


Faciliter le retour des Vietnamiens d’outre-mer pour qu’ils puissent rendre visite au pays, aux familles, aux ancêtres. Sur le plan pratique, améliorer en les simplifiant encore davantage les formalités d’entrée et de sortie, de résidence, de déplacement à l’intérieur du pays. Traiter avec bienveillance et célérité les demandes de retour au pays, qu’il soit définitif ou à titre temporaire pour les affaires. Donner suite aux questions encore pendantes relatives à l’acquisition de propriétés, aux problèmes d’héritage, de mariage et d’adoption… S’agissant du prix des services, réserver aux Vietnamiens d’outre-mer le même tarif que celui dont bénéficient les citoyens résidents.
Prévoir les procédures idoines pour recueillir les idées et suggestions des compatriotes d’outre-mer avant de promulguer les documents législatifs et réglementaires les concernant.


2. Mettre en oeuvre une politique attrayante fondée sur le recrutement sélectif des talents, faire appel à la matière grise de nos compatriotes en les incitant à apporter leurs contributions au développement du pays. Créer un système de rétribution digne et équitable pour les experts et spécialistes possédant un haut niveau de spécialisation ou aptes à fournir des conseils judicieux en matière de gestion, d’administration, de transfert technologique et industriel au service du développement culturel et artistique du pays.


Créer des structures adaptées pour encourager les différents organismes et centres de recherche dans les domaines scientifique, industriel, culturel, artistique, éducatif, pédagogique et sportif, les secteurs de production et de service, à élargir les bases de la coopération dans le pays ; attirer les experts et spécialistes d’outre-mer en les invitant à participer aux projets bilatéraux et multilatéraux dans le cadre d’organismes internationaux où des quota sont prévus pour nos nationaux, et à servir de conseils dans les relations entre le Vietnam et les pays concernés.


Faire du lobby au sein de la communauté d’outre-mer pour la mobiliser au niveau des aspects juridiques dans les relations avec les pays de résidence.


3. Mettre au point des programmes susceptibles d’inciter les Vietnamiens d’outre-mer à investir et à entreprendre des affaires dans le pays. Prendre en considération les investissements de toute ampleur, des plus lourds jusqu’aux moyens et les plus petits, qu’ils soient réalisés par les intéressés eux-mêmes ou par l’intermédiaire de parents dans le pays. Ouvrir largement et faciliter encore davantage la politique du retour. Découvrir et utiliser les capacités de nos compatriotes dans le secteur des services, créer et élargir les circuits de consommation des produits vietnamiens, élargir les relations de coopération et d’affaires avec les entreprises, les organismes et les individus des pays étrangers.


Créer des structures adéquates pour coordonner les organismes compétents dans la solution des questions relatives aux investissements des Vietnamiens d’outre-mer en vue de préserver les intérêts légitimes des entreprises, juger les atteintes au droit des entreprises en se conformant strictement à la loi, favoriser un environnement juridique stable de façon à susciter la confiance et la sérénité chez les investisseurs d’outre-mer.


4. Insuffler un air de ‘renouveau’ aussi dans ce domaine en déployant des modalités d’action multiformes en vue de rassembler et d’unir nos compatriotes d’outre-mer autour d’un objectif commun : l’entraide et la solidarité dans des activités orientées vers la Patrie, spécialement chez les jeunes générations en faisant appel au volontariat et en respectant les lois et coutumes des pays de résidence. Soutenir les projets qui visent les objectifs ci-dessus. Prendre l’initiative d’élargir les contacts avec la communauté d’outre-mer, même avec ceux qui nourrissent encore des préjugés et des complexes à l’encontre de notre Etat et de notre régime. 


5. S’investir activement dans les programmes d’enseignement et d’apprentissage de la langue vietnamienne, en particulier chez les jeunes. Réaliser des manuels d’étude du vietnamien à l’intention de nos compatriotes, remanier les programmes d’enseignement de la langue à la télévision, à la radio et sur Internet. Dépêcher des enseignants là où faire se peut pour aider nos compatriotes à apprendre la langue maternelle. Organiser des camps d’été parlant le vietnamien au profit des jeunes et adolescents d’origine vietnamienne.


Organiser au profit de nos compatriotes d’outre-mer des tournées d’artistes nationaux, en particulier de ceux qui portent haut le caractère national. A l’inverse, faciliter les tournées d’artistes et d’organisateurs d’outre-mer devant les publics vietnamiens, susciter parmi eux l’émulation en les encourageant à prendre une part active aux tournées de troupes nationales dans les concours internationaux. Organiser à intervalles réguliers des programmes d’échanges culturels sur des thèmes littéraires et artistiques, des expositions et symposiums, des voyages de retour aux sources…


6. Renouveler résolument et complètement les méthodes d’information et de propagande pour aider la communauté d’outre-mer à saisir la situation exacte du pays et la politique du Parti et de l’Etat. S’investir pleinement dans les médias ciblés (radio, télévision, Internet), en concentrant l’effort sur le contenu des programmes, sur les formes comme sur les techniques d’information. Soutenir la presse écrite, ouvrir des stations de radio et de télédiffusion à l’étranger. Créer des bibliothèques en ligne à l’intention des expatriés. Soutenir financièrement et simplifier les formalités d’envoi de journaux, livres et produits culturels destinés à la communauté d’outre-mer.


7. Mettre au point un système de récompenses pour distinguer les organismes et individus méritants qui, outre-mer, contribuent à l’édification de la communauté et à la construction nationale, comme les organismes et individus qui, à l’intérieur, se dépensent pour mobiliser les compatriotes d’outre-mer. Régler avec tact et intelligence, en se fondant sur les principes d’humanité propres à notre peuple, les questions d’ordre humanitaire léguées par l’histoire en gardant toujours en vue l’objectif de la grande union nationale ; en même temps, combattre par des mesures appropriées toutes tentatives manifestes et délibérées de contrecarrer nos intérêts nationaux, de saboter les relations entre notre pays et les pays à forte concentration de Vietnamiens immigrés, ou de susciter les dissensions au sein de ceux-ci.


8. Les différentes instances du Parti et de l’Etat tant au niveau central qu’au niveau local, le Front patriotique du Vietnam, les organisations et collectivités populaires, sont appelés, chacun selon ses responsabilités et ses capacités, à participer activement à cette action ciblée sur les Vietnamiens d’outre-mer ; à bâtir une structure de coordination étroite entre le Comité des Vietnamiens d’outre-mer d’une part, et le Front patriotique et les organisations populaires d’autre part, entre les activités de l’intérieur et celles de l’extérieur ; enfin à consolider et à développer les organisations sociales vouées au travail de mobilisation des Vietnamiens d’outre-mer, comme le Comité de liaison avec les Vietnamiens d’outre-mer, les Amicales de parents de compatriotes expatriés ainsi que d’autres formes d’associations, pourvu qu’elles soient justifiées et répondent aux aspirations spécifiques de chaque communauté dans son pays de résidence.


Il revient aux représentants diplomatiques du Vietnam à l’étranger de prendre à cœur l’action auprès de la communauté d’outre-mer comme une mission politique d’importance ; de travailler à renforcer la protection des citoyens et à sauvegarder les intérêts légitimes des Vietnamiens expatriés ; enfin, de prendre toujours l’initiative de la mobilisation en propageant activement la politique du Parti et de l’Etat chez nos compatriotes d’outre-mer.
9. Le Comité responsable des Vietnamiens d’outre-mer se doit de parachever sa structure organisationnelle, son organigramme et ses moyens d’action pour être en mesure de faire face aux exigences de la situation nouvelle. Augmenter le nombre de cadres spécialisés au sein des représentations diplomatiques dans les pays à forte concentration de Vietnamiens immigrés. A l’intérieur, faire seconder les ministères, services, provinces et cités qui entretiennent des relations fréquentes avec les compatriotes d’outre-mer par un organisme idoine, apte à conseiller les dirigeants dans cette mission. Compléter les budgets prévus à cet effet. 


IV – Organisation et répartition des tâches


1. Les cadres du Parti attachés auprès du ministère des Affaires étrangères se concertent avec les cadres du Parti détachés à l’étranger, avec les organes et services concernés, le comité central du Front patriotique, les organisations et collectivités populaires, pour diffuser largement la présente Directive auprès des cadres et membres du Parti, à toutes les couches de la population ainsi qu’à la communauté vietnamienne d’outre-mer.


2. Il revient aux cadres du Parti attachés auprès du Gouvernement de transformer cette Directive en programme d’action concret, d’en expliciter la structure et la ligne politique, et de veiller à sa bonne exécution par les différents ministères et services centraux comme par les responsables locaux.


3. Les cadres du Parti attachés auprès de l’Assemblée nationale et les cadres attachés auprès du Gouvernement se fondent sur le contenu de la Directive pour rédiger et mettre au point les instruments juridiques nécessaires relatifs aux Vietnamiens d’outre-mer.


4. Les cadres supérieurs des comités de provinces et de cités, les organisations de cadres relevant du pouvoir central, les divers organes du Comité Central, planifient l’application de la Directive. Les cadres du Parti attachés auprès du ministère des Affaires étrangères, de concert avec les cadres détachés à l’étranger, ont la haute responsabilité d’aider le Secrétariat général et le Bureau politique du Parti à suivre de près l’application de la Directive. Le Secrétariat général en organise le contrôle et se tient périodiquement informé à travers les rapports sur l’évolution de la situation et sur la mission auprès des Vietnamiens d’outre-mer.

(Traduit du vietnamien)